Actualités

 

Ci-dessous vous trouverez une analyse stratégique et un diagnostic détaillé de l'état de développement actuel de l'industrie 4.0 dans la région trinational du Rhin supérieur. Ce rapport Readiness for Industry 4.0 est maintenant disponible (tout d'abord en anglais).

 

Cette étude a été réalisée par l'Université de Strasbourg (responsable), la CCI Alsace Eurométropole et le Fraunhofer ISI avec le soutien d'autres partenaires. 

 

 

Upper Rhine 4.0 est un réseau de compétences animé par des acteurs français, allemands, suisses impliqués dans le transfert de technologie et la formation continue.

 

Upper Rhine 4.0, c’est 29 partenaires trinationaux : 

 

des organisations représentatives des entreprises, 

 

des établissements d’enseignement supérieur et de recherche, 

 

des agences de développement et d’innovation. 

 

https://upperrhine40.eu/ 

 

Analyse

Communiqué de presse de la Conférence franco-germano-suisse du Rhin Supérieur
Avec près de 100 000 frontaliers et des liens solides, économiquement mais aussi au sein de la société civile, la région frontalière du Rhin supérieur a été particulièrement impactée par les mesures de lutte contre la pandémie du Covid-19, en particulier la fermeture des frontières. Depuis 2001, les questions de santé sont au coeur de la ccopération transfrontalière dans le Rhin supérieur.
Un groupe d’experts « Epi-Rhin », actuellement dirigé par l’Agence Régionale de Santé Grand Est échange régulièrement et entretient un système de notification transfrontalier concernant les maladies contagieuses. Ce groupe d’experts « Epi-Rhin » s’est réuni le 3 juin pour confirmer la validité du circuit d’alerte transfrontalier dans le contexte du COVID et harmoniser les dispositifs de traçage des cas contact transfrontaliers. Le groupe de travail Politiques de santé a pu constater lors de sa réunion du 16 juin le bon fonctionnement du réseau.

Communiquße de presse complet (PDF)

Nous vous informons d'une initiative de plusieurs associations et organisations allemandes et françaises appelant les responsables politiques à garantir les libertés de circulation européennes.

 

Ensemble – en Sécurité – sans Frontières 

Le 14 juin 1985, l’accord de Schengen, suivi par la convention de Schengen en 1990, ont permis l’ouverture des frontières entre les pays européens signataires. Au cours du mois de mars 2020, les autorités allemandes ont décidé de refermer les frontières avec certains pays voisins. Cette fermeture des frontières a été justifiée par la pandémie de Covid-19 et n’a toujours pas été levée, alors même que la situation sanitaire de part et d’autre du Rhin ne diffère plus significativement. Cette décision unilatérale est en contradiction avec le principe de la libre circulation, comme celui d’unicité des espaces de travail et de vie au sein de l'Union européenne. La fermeture de la frontière avec la France s’oppose en plus à l’esprit du traité d’Aix-la-Chapelle du 22 janvier 2019 qui devrait rapprocher nos deux pays. À ce jour, il n’a pas été prouvé que la fermeture d’une frontière arrête la propagation du virus.  Nous constatons par contre des dommages collatéraux massifs causés par la fermeture des frontières, par les contrôles et par les restrictions d’accès subies par les frontaliers. Les relations amicales, familiales et professionnelles entre des personnes de pays européens voisins n’en sortiront probablement pas indemnes. Lorsque les frontières ont été fermées entre nos pays, ici et là, des barrières ont elles aussi réapparues dans les têtes et les cœurs des citoyens européens.  

Lieu : Passerelle de deux rives Kehl – Strasbourg
Heure : 14 juin 2020 à 15 - 16 heures environ
Programme :  - Lecture de nos revendications aux responsables politiques (voir pièce jointe) - Brèves déclarations des citoyens de la région - Contributions musicales 

Des événements similaires sont prévus ce jour-là le long de la frontière entre Schengen et Bâle, notamment dans les villes suivantes : Schengen, Sarreguemines, Lauterbourg, KehlStrasbourg, Marckolsheim-Breisach, Saint-Louis - Weil. 

 

Les organisateurs de l'action à KehlStrasbourg :  Lions-Club Strasbourg Metropole Europe; Europa-Union Kehl; Ensemble pour L´Europe de Strasbourg; Verein Garten // Jardin;  Jeunes Européens Strasbourg;  Unir l´Europe; Pulse of Europe Offenburg; Conseil citoyen Port du Rhin-Strasbourg; Deutsch-Französischer Wirtschaftsclub Oberrhein;  

Contact : Peter CLEISS  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  +49 176 2130 5338 ;  Jacques SCHMITT Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., +33 6 51 43 87 91 

Schengen 2.0 PDF

Nous publions, à la demande de la Fédération Alsace bilingue, l'article ci-dessous :

Appel pour un financement croisé de l’enseignement des langues française et allemande dans le Rhin supérieur

La coopération franco-allemande, tant au niveau des échanges économiques que de ceux entre citoyens, en particulier sur le plan transfrontalier, se met d’autant mieux en pratique que la connaissance de la langue du partenaire est maîtrisée et le bilinguisme franco-allemand consolidé. Or, il apparaît que la connaissance de la langue allemande dans les zones françaises frontalières de l’Allemagne et la connaissance de la langue française dans les zones allemandes frontalières de la France sont en recul significatif.

La France ne peut rester indifférente au recul de la connaissance de la langue française en Allemagne, tout comme l’Allemagne ne peut rester indifférente au recul de la connaissance la langue allemande en France. Ce constat est encore plus fondé encore davantage pour ce qui concerne la région du Rhin supérieur, en raison des liens historiques et culturels caractérisant cette région : la langue allemande a une place historique en Alsace où elle est reconnue comme langue régionale et la langue française joue un rôle particulier dans le Pays de Bade, en raison des liens traditionnels avec France.

Dans une perspective de bilinguisme franco-allemand, chaque pays a besoin de l’autre pour développer la meilleure connaissance possible de sa langue dans le pays partenaire. Au-delà des actions qu’il revient à chaque État de mettre en œuvre pour renforcer sur son territoire la connaissance de la langue du partenaire, il est particulièrement opportun que dans le cadre de l’amitié qui les lie, chaque État soit aussi encouragé à agir directement pour développer sa langue auprès la population du pays ami. En d’autres termes, la France doit être encouragée à développer des actions en faveur de la langue française en Allemagne et parallèlement l’Allemagne doit être encouragée à développer des actions en faveur de la connaissance de la langue allemande en France. Cette aide peut prendre des formes diverses : mise à disposition d’éducateurs ou d’enseignants, fourniture de matériel pédagogique, accueil d’étudiants de l’État voisin dans ses structures de formation, mais aussi soutien financier à des programmes d’enseignement, publics associatifs ou privés, dans le pays partenaire.

Il parait souhaitable que ces formes d’aides se développent dans un certain parallélisme. Chaque État partenaire et/ou bien les entités territoriales qui en font partie pourraient ainsi s’engager pour un certain montant d’aides apporté à sa langue dans le pays voisin. Par exemple, la France s’engagerait à apporter des aides pour la connaissance de la langue française au Bade Wurtemberg pour un montant de 1 million d’euros, tandis que l’Allemagne et le Bade Wurtemberg s’engageraient pour un même montant pour le soutien de la langue allemande en Alsace. Nous appelons les élus et associations culturelles des deux côtés du Rhin, les Collectivités territoriales du Rhin supérieur, les structures de coopération transfrontalière, les Eurodistricts, le Comité de coopération transfrontalière, l’Assemblée parlementaire francoallemande à soutenir cette proposition.

Fédération Alsace bilingue / Verband zweisprachiges Elsass

(article bilingue PDF)

Nous remercions le Cabinet Valoris Avocats d'avoir mis à notre disposition ce tableau synthétique pour guider les dirigeants et décideurs quant aux choix des actions à mener dans le pilotage des filiales de groupes allemands en France et des filiales de groupes français en Allemagne. Le tableau a été publié par  « Acteurs du Franco-Allemand » dans son édition de mai. 

Tableau synthétique (pdf)

 

Nous publions ci-dessous des communiqués de M. Sylvain Waserman, Vice-Président de l'Assemblée Nationale et Membre de l'Assemblée parlementaire franco-allemande, du Conseil Rhénan et de M. Jean-Luc Heimburger, CCI Alsace Eurométropole et porte-parole du pilier économie de la Région métropolitaine trinationale du Rhin supérieur. Vous trouverez d'autres communiqués d'hommes et femmes politiques allemands - M. Winfried Hermann, Ministre du transport Bade-Wurtemberg, Mme Sylvia Kotting-Uhl (Bündnis 90/Die Grünen, membre du Bundestag), M. Kai Whittacker (CDU, membre du Bundestag), M. Jonas Weber (SPD, membre du Landtag du Bade-Wurtemberg), M. Christian Jung (FDP, membre du Bundestag) - sur notre page allemande (https://www.cafa-rso.eu/index.php/de/aktuelles). 

M. Sylvain Waserman, Vice-Président de l’Assemblée Nationale, député LRM 2ème Circonscription Bas-Rhin, membre de l’Assemble parlementaire franco-allemande

La fermeture des frontières en Europe pendant plusieurs mois est une situation que nous ne pensions pas possible au XXIème siècle. Cette vision est d’autant moins supportable au niveau de la frontière entre la France et l’Allemagne que jamais nos deux pays n’ont développé autant d’instances de collaboration et de co-construction (créations récentes de l’Assemblée parlementaire franco-allemande et du Comité de coopération transfrontalière franco-allemand). La signature du Traité d'Aix-La-Chapelle le 22 janvier 2019 a marqué un renforcement important de la collaboration entre la France et l'Allemagne leur permettant d'être le fer de lance de l'intégration européenne : c’est dire combien la fermeture des frontières entre nos deux pays est contraire au sens de notre Histoire commune. 

L’ampleur de la crise sanitaire a certes nécessité une réponse forte de la part des États afin de limiter la propagation de l’épidémie. Avec nos déconfinements respectifs, la situation sanitaire doit, à présent, laisser la place au retour d’une certaine normalité. En effet, les restrictions actuelles qui pèsent sur le passage à la frontière engendrent des problématiques qui sont humainement difficilement acceptables. Des familles sont séparées, des travailleurs frontaliers font des dizaines de kilomètres de détour (car de nombreux points de passage sont fermés) et les transports en commun sont limités. Il y a, en somme, une impossibilité de reprendre la vie quotidienne frontalière.

Au regard de l’actualité, ce n’est pas la fermeture des frontières qui permettra d’améliorer la gestion de la crise mais bien leur ouverture. Comme le souligne la Commission européenne ainsi que le bureau de l’Assemblée parlementaire franco-allemande, dont je suis membre, les mesures pour la réouverture des frontières doivent être prises de façon coordonnée. La date du 15 juin, choisie pour la réouverture de la frontière franco-allemande, est encore trop lointaine alors que le déconfinement a été fait le 3 mai en Allemagne et le 11 mai en France. C’est pourquoi j’ai soutenu la déclaration du bureau de l’Assemblée parlementaire franco-allemande du 7 mai dernier appelant notamment à  la réouverture immédiate de tous les points de passage de la frontière, au rétablissement des services de transport transfrontalier, et à l’élaboration d’approches transfrontalière spécifiques en cas de pandémie, en concertation avec tous les acteurs locaux déterminants.

L’Allemagne et la France doivent montrer l’exemple d’une coordination et d’un dialogue sans faille, surtout lors de crises comme celle que nous vivons.

Sylvain Waserman

 


 

Contrôles aux frontières dans le Rhin supérieur : pour le rétablissement de la normalité transfrontalière

Depuis le début de la crise sanitaire, les membres du Présidium du Conseil Rhénan, parlement trinational de la région du Rhin supérieur, échangent régulièrement. Au cours de la conférence téléphonique tenue hier, le Président et les trois Vice-Présidents ont discuté des évolutions actuelles relatives à la pandémie du Covid-19 et réitéré la demande du Bureau du Conseil Rhénan du 24 avril 2020 de rouvrir dès que possible les frontières pour l’ensemble de la population. 

Le Présidium du Conseil Rhénan, composé de Josha Frey (Landtag du Bade-Wurtemberg), Christian von Wartburg (Grand Conseil du Canton de Bâle-Ville), Theo Kautzmann (Ville de Landau i.d. Pfalz) et Claudine Ganter (Région Grand Est), soutient l’appel des co-présidents du bureau de l'Assemblée parlementaire franco-allemande à rétablir la normalité transfrontalière le plus rapidement possible en abandonnant toutes les restrictions à l’entrée du territoire. L’élaboration de stratégies et de dispositions transfrontalières spécifiques en cas de pandémie, prenant en compte la réalité de la vie dans les espaces frontaliers, sera notamment une priorité dans les mois à venir. 

« Les chiffres de l'infection continuant à converger dans toute la région du Rhin supérieur, il n'est plus possible d'expliquer pourquoi un déplacement de Fribourg à Offenburg est autorisé sans « motif impérieux », mais pas à Colmar ou à Bâle. Les échanges mutuels et les bons contacts par-delà la frontière sont essentiels pour un développement personnel et économique durable dans les régions frontalières », déclare Josha Frey, Président du Conseil Rhénan. 

Un pas dans la bonne direction a déjà été effectué par le gouvernement du Land du Bade-Wurtemberg en permettant aux travailleurs frontaliers de faire à nouveau des achats sur le trajet domicile-travail à partir du lundi 11 mai 2020. Afin d'éviter des effets négatifs à long terme sur la mobilité transfrontalière, les autorités responsables en France, en Allemagne et en Suisse doivent travailler de manière coordonnée pour faciliter encore davantage le franchissement des frontières. Leur réouverture simplifierait non seulement la vie quotidienne des citoyens de la région du Rhin supérieur, mais pourrait également favoriser une reprise économique rapide après la crise.

Article complet (pdf)


Jean-Luc Heimburger, CCI Alsace Eurométropole et porte-parole du pilier économie de la Région métropolitaine trinationale du Rhin supérieur:

La crise sanitaire que nous vivons a eu des effets très concrets sur ce que nous considérions comme acquis et qui s’avère pourtant réversible : la liberté d’aller et de venir. La fermeture des frontières entre la France et l’Allemagne, mais aussi avec la Suisse et tous nos voisins immédiats, a porté un coup d’arrêt brutal à la liberté de circulations des personnes comme des biens.

Les impératifs sanitaires imposaient à l’évidence des mesures radicales et nous ne pouvons que respecter des décisions prises dans l’intérêt de tous. Il est toutefois tout aussi nécessaire que ces décisions soient proportionnées. Or que constatons-nous ? Pour lutter contre une pandémie, les Etats européens ont ralenti leurs échanges entre eux, au risque, si les fermetures de frontière se poursuivaient, d’ajouter à la crise sanitaire des conséquences économiques tout aussi dramatiques. 

C’est pourquoi, en concertation étroite avec nos partenaires économiques allemands et suisses, j’ai saisi le Premier Ministre Edouard Philippe pour attirer son attention sur le poids des échanges frontaliers en Alsace et sur la nécessité de lever au plus vite les restrictions de circulation qui obèrent quotidiennement les déplacements des travailleurs frontaliers comme les échanges de marchandises. 

Aujourd’hui, les mesures en vigueur ne paraissent plus justifiées et nous sollicitons des gouvernements français et allemand une réouverture effective et complète des frontières immédiate. 

En effet, la perspective avancée conjointement par Berlin et Paris d’un retour à la normale le 15 juin ne tient pas compte de la réalité économique et des risques majeurs pour notre activité et nos emplois. 

Face à l’épreuve que nous endurons collectivement, c’est unis que nous devons avancer : il nous faut miser sur l’amitié franco-allemande dont l’évidence pour nos entreprises, comme pour les citoyens que nous sommes, constitue aussi un témoignage d’espoir et de raison alors que certains pourraient être tentés par le repli sur soi. 

Représentant des 80.000 entreprises alsaciennes, et porte-parole du Pilier Économique de la RMT, je suis fier d’affirmer que nous partageons une communauté d’intérêts et de destin avec nos amis allemands.  

Jean-Luc HEIMBURGER

Cher Membre,

Nous attirons votre attention sur une interview intéressante avec le député européen Daniel Caspary qui a été émise par le Deutschlandfunk hier (8.5.2020). Entre autres, l'Eurodéputé s'y prononce sur les dangers liés aux entraves aux frontières au sein de l'Europe.

Voici le lien vers l'interview (en allemand): 

https://www.deutschlandfunk.de/reisefreiheit-in-corona-zeiten-die-grenzkontrollen-sind.694.de.html?dram:article_id=476283

 

Sur la demande de Marduk Buscher, notre Co-Président allemand, M. Caspary s'adresse aussi personnellement à nos membres :

"Liebe Mitglieder des Deutsch-Französischen Wirtschaftsclubs Oberrhein,

wie Sie wissen, steht Europa zurzeit vor großen wirtschaftlichen, politischen und gesellschaftlichen Herausforderungen:

Erwachsene Kinder dürfen ihre Eltern nicht sehen, solange diese nicht pflegebedürftig oder krank sind – und Geschwister bleiben auf zwei Seiten des Grenzzauns. Pendler werden, durch zahlreiche Grenzübergänge, fortgesetzt behindert und mit Schlagbäumen abgeriegelt. Menschen, die oft nur einen Steinwurf entfernt von ihrem Wohnort arbeiten, müssen lange Umwege fahren. Wegen des Umwegs, müssen die Schüler mitten in der Nacht aufstehen. Nach Wochen muss nun Schluss sein mit Gitterzäunen und Schlagbäumen im Herzen Europas. 

Im Kampf gegen das Virus dürfen wir nicht nachlassen, aber wir brauchen jetzt grenzüberschreitende Antworten: Eine enge Abstimmung der Nachbarländer und gut koordinierte Maßnahmen. Die europäische Gemeinschaft aufrecht zu erhalten und die Pandemie entschieden zu bekämpfen, ist kein Widerspruch. Ganz besonders in Krisenzeiten muss Europa Handlungsfähigkeit beweisen: Gemeinsam können wir Corona besser bekämpfen. 

Ich freue ich mich sehr, dass der Deutsch-Französische Wirtschaftsclub Oberrhein stets die Unternehmen beiderseits des Rheins im Rahmen von Veranstaltungen und Vorträgen zu fachlichen Themen zusammenzubringt und auf diese Weise ein deutsch-französisches Unternehmernetzwerk aufbaut.

Die deutsch-französischen Beziehungen, wie wir sie heute kennen, sind das Ergebnis der Aussöhnung nach dem Zweiten Weltkrieg und bis heute eine Erfolgsgeschichte für Europa. Gemeinsam haben wir Kriege überwunden und Frieden gesichert - darauf können wir stolz sein. 

Den Weg in die Zukunft können Deutschland und Frankreich nicht alleine weisen, doch gemeinsam mit den europäischen Partnern werden wir es schaffen, die Coronakrise zu überwinden.

Ihr Daniel Caspary"

 

 

 

Europa-Tag 2020 – Journée de l’Europe 2020

75ᵉ anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale – 70ᵉ anniversaire du plan Schuman

Baden-Baden / Strasbourg, 8.-10.5.2020

Ce que le ministre français des affaires étrangères, Robert Schuman, proposa le 9 mai 1950, cinq ans seulement après la fin de la Seconde Guerre mondiale, n’avait rien d’évident : la CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier) serait créée pour mettre le secteur stratégique des mines et de l’acier de plusieurs pays européens, dont l’Allemagne et la France, sous une autorité supranationale, une étape préalable à la création de l’Union européenne.

Fondamentalement, ce projet actait le fait que les frontières qui avaient fait couler tant de sang - en particulier dans le Rhin Supérieur et la région de la Sarre - devraient perdre en importance. Depuis lors, nous avons assisté à un développement historique sans précédent vers la coopération transfrontalière, dans un cadre européen.

Cependant, cet idéal n’a pas encore été atteint, et la récente crise du coronavirus a fait reculer la situation dans les régions frontalières européennes. Alors que l’on pouvait se déplacer librement de part et d’autre du Rhin et qu’un espace commun entre les Vosges et la Forêt-Noire s’était fait jour, ces dernières semaines nous ont malheureusement rappelé que ces évolutions ne vont pas de soi et doivent être protégées avec soin. 

Il est de la plus haute importance pour l’avenir des entreprises et des habitants de la région de rouvrir la frontière dès que possible afin que les activités et les développements transfrontaliers puissent reprendre.

C’est pourquoi nous saluons les initiatives de Pulse of Europe (voir communiqué de presse - en allemand - et pulseofeurope.eu/poe-staedte/deutschland/baden-baden/) ainsi que de Peter Cleiss et Jaques Schmitt (Weg mit der Grenze - enlevez cette frontière). 

Daniel Steck et Marduk Buscher, Co-Présidents, et tout le comité du CAFA RSO

Photo: Monsieur Paparazzo

 

 

La fermeture des frontières dans le Rhin Supérieur

Baden-Baden / Strasbourg, 28.4.2020

Près de 75 ans après la fin du national-socialisme et 57 ans après le traité de l’Elysée, qui a marqué un nouveau départ pour les relations franco-allemandes, nous sommes probablement à un tournant de l’histoire, qui menace de remettre en cause les rapprochements minutieusement élaborés sur le Rhin Supérieur.

La pandémie mondiale et l’arrêt de toute vie sociale, ainsi que la fermeture des frontières intérieures européennes, nous font douloureusement prendre conscience de tout ce qui nous manque en ce moment. En tant qu’habitants du Rhin Supérieur nous considérons qu’il est essentiel de prendre position. L’idée d’une Europe unie doit être mise en œuvre de manière exemplaire dans le Rhin Supérieur. Aucune région ne symbolise autant les fluctuations de l’histoire franco-allemande que l’Alsace et le Pays de Bade. Les relations qui s’y sont patiemment développées depuis la guerre, ne sont cependant encore qu’une construction délicate. Avec beaucoup de ceux qui ont partagé la même conviction, notre ambition commune ces dernières années a été de renforcer et de rétablir les relations transrhénanes. L’accent a été mis sur les relations économiques, ainsi que sur l’optimisation des mobilités ou sur le développement d’approches orientées vers le bien commun dans toute la région du Rhin Supérieur. Ou encore le manque de coopération dans le domaine du secours médical des deux côtés du Rhin. Nous avons essayé de rendre les frontières plus ouvertes, contre les nouvelles règles qui ont rendu plus difficile la coopération entre les sous-régions allemandes et françaises, comme la loi sur les travailleurs détachés.

Ce que nous vivons actuellement est contraire à l’idée européenne. Ce ne sont pas les points communs qui sont renforcés, mais les divisions. La frontière a été fermée sans aucune réaction politique sur les deux rives du Rhin. Les Alsaciens ne peuvent franchir la frontière que dans des cas exceptionnels pour se rendre à leur travail, souvent avec plusieurs heures d’attente à la frontière. Les familles binationales sont séparées de leurs proches d’un côté ou de l’autre. Les passages frontaliers ne sont rendus possibles que pour des raisons purement économiques dans des cas individuels, et en même temps, des avions entiers amènent des ouvriers agricoles depuis les régions défavorisées d’Europe. Symboliquement, ces mesures montrent à quel point les politiques ne sont plus axées sur le renforcement des initiatives transfrontalières. Les échanges économiques, culturels et sociaux entre les deux rives du Rhin sont pratiquement au point mort. La région métropolitaine de Strasbourg / Kehl, par exemple, regroupe de nombreux habitants et institutions des deux côtés du Rhin, et ce devrait être une priorité, précisément dans la crise, d’intensifier les échanges et de combiner les ressources communes disponibles, pour le bénéfice des citoyens entre Vosges et Forêt-Noire.

Cette crise a montré de manière éclatante les conséquences désastreuses d’une mondialisation mal maîtrisée. Ce n’est qu’en reconstruisant des liens forts à l’échelle locale qu’on pourra retrouver une économie pérenne, respectueuse de l’environnement, sûre et juste : une économie du bien commun.

Réparer les excès de la mondialisation, dans notre région, c’est d’abord retisser des liens profonds avec l’autre rive du Rhin. Dans notre région, trois approches complémentaires se sont épanouies : allemande, française et suisse. De cette diversité on pourra puiser la créativité pour inventer l’avenir, pour peu que l’on laisse nos populations y travailler ensemble.

Nous appelons à ce que le déconfinement prenne en compte la dimension transfrontalière qui ne doit pas être oubliée dans les stratégies des gouvernements respectifs. Nous voulons pouvoir nous reconnecter avec nos voisins, amis, collègues du Rhin Supérieur.

Les problèmes communs doivent être adressés ensemble, c’est comme cela que l’Europe avancera !

Marduk Buscher et Daniel Steck et tout le comité du Club d'Affaires Franco-Allemand du Rhin Supérieur

De nombreux transfrontaliers français continuent à travailler dans le Bade-Wurtemberg malgré les difficultés liées à l'épidémie. Ainsi, il y des fois de longues attentes aux postes de frontières.

Actuellement, il est interdit aux transfrontaliers de s'arrêter pendant leur trajet pour faire des courses.

Monsieur Jonas Nicolas Weber, député du parlement du Land de Bade-Wurtemberg, est très inquiet quant à la situation actuelle, qui risque selon lui de se dégrader encore. 

Le député a pour cette raison adressé une lettre à Monsieur Winfried Kretschmann, Premier Ministre du Bade-Wurtemberg, pour demander plus de droits pour les transfrontaliers si importants pour la région.

Vous trouverez la lettre intégrale ici:

Lettre

 

 

Imposition des salaires pour les frontaliers : règles dérogatoires

Par un communiqué de presse publié le 19 mars 2020, le Ministère de l’Economie et des Finances, le Ministère de l ’Action et des Comptes publics et le Secrétariat d’Etat chargé des Affaires Européennes sont venus préciser les conséquences du confinement sur la situation des frontaliers français travaillant en Allemagne, Belgique, Suisse et Luxembourg. 

Situation avant le confinement

Les conventions bilatérales conclues par la France avec l’Allemagne, la Belgique, et la Suisse prévoient pour les travailleurs dit « frontaliers » le bénéfice d’une imposition exclusive dans leurs Etats de résidence à condition de ne pas dépasser 45 jours de travail par an sans rentrer à leur domicile / hors de la zone frontalière de l’autre Etat, ou de ne pas dépasser un séjour de plus de 45 nuitées en Suisse par an dans le cas du frontalier avec la Suisse. La convention fiscale signée avec le Luxembourg prévoit que les frontaliers français (en principe imposables au Luxembourg) peuvent travailler depuis la France au profit d’un employeur luxembourgeois jusqu’à un maximum de 29 jours par an sans que la rémunération devienne imposable en France. 

Situation actuelle

Ces règles sont dorénavant suspendues, ce qui signifie qu’un frontalier français peut se confiner en Allemagne, en habitant temporairement proche de son lieu de travail, sans perdre le bénéfice du droit d’imposition dans son pays de résidence, la France. 

Dans le cas d’un frontalier suisse, celui-ci peut se confiner dans la zone frontalière suisse (i.e. Berne, Soleure, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Vaud, Valais, Neuchâtel et Jura) plus de 45 jours sans perdre son droit à être imposé en France. 

Les frontaliers luxembourgeois ne verront pas les jours travaillés en home office en France pendant le confinement pris en compte dans le calcul du délai de 29 jours et resteront imposables au Luxembourg. 

Ces modalités dérogatoires, qui ont pris effet le 14 mars 2020, sont applicables jusqu’à nouvel ordre. 

Le cabinet VALORIS AVOCATS est à votre disposition pour vous répondre en allemand ou en français si vous avez des questions sur votre situation transfrontalière, tant en matière fiscale que sociale.

Xavier Duquenne, Avocat Associé et Jade Polidès, Avocate 

 

Avez-vous besoin d'aide?

 

Chères/Chers Membres du Club d’Affaires Franco-Allemand du Rhin Supérieur,
 
Avec l’épidémie qui s’accélère, la France et l’Allemagne prennent des mesures sans précédent. Ces mesures rendent quasi-impossible la circulation entre les deux rives du Rhin.
Notre Club compte des membres installés des deux côtés, nous pensons que c’est là une opportunité pour créer de l’entraide entre nos membres. Ainsi si un membre alsacien a un besoin urgent côté allemand (par exemple pour récupérer du matériel ou des documents), il pourra peut-être trouver un membre du pays de Bade qui pourra l’aider. Et vice-versa dans l’autre sens.
Nous vous proposons donc, si vous avez besoin d’aide de l’autre côté de la frontière d’en informer le Club, soit en faisant un message au secrétariat du Club (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ), soit en contactant un membre du comité, soit en passant par notre page Facebook (https://www.facebook.com/cafa.rso/). 
 
Par ailleurs si vous souhaitez connaître à tout moment les mesures prises de l’autre côté du Rhin, nous vous signalons les sites officiels :
http://www.bas-rhin.gouv.fr/Actualites/Sante/Coronavirus-COVID-19-Informations-recommandations-et-mesures-sanitaires pour le Bas-Rhin
http://www.haut-rhin.gouv.fr/Actualites/Actualites-du-Prefet-et-des-Sous-Prefets/Coronavirus-COVID-19/Coronavirus-COVID-19-conseils-pratiques pour le Haut-Rhin
https://www.baden-wuerttemberg.de/de/service/presse/pressemitteilung/pid/informationen-zum-coronavirus-in-baden-wuerttemberg/ pour le Baden-Württemberg
https://www.rki.de/DE/Content/InfAZ/N/Neuartiges_Coronavirus/nCoV_node.html pour le Robert Koch Institut
https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus - gouvernement français
https://www.bundesgesundheitsministerium.de/coronavirus.html - gouverment allemand
https://www.rlp.de/de/buergerportale/informationen-zum-coronavirus/ - Rheinland-Pfalz
 
Il va de soi que toutes les soirées du CAFA-RSO de mars et avril sont reportées jusqu’à nouvel ordre.
Le Comité du CAFA reste actif par télétravail et nous vous ferons part de l’évolution dès que possible.
 
Nous vous souhaitons surtout de rester en bonne santé,
Cordialement,
Daniel Steck et Marduk Buscher, co-présidents du CAFA-RSO

 

 Le comité du CAFA RSO pleure le décès de Michael Holzhauser. 

Assemblée Générale au théatre Baal Novo

Visite du CAFA-RSO au "Forum européen sur le Rhin"

Baden-Baden / Strasbourg, 19.2.2020

L’Assemblée générale du Club d’Affaires Franco-allemand du Rhin Supérieur – Oberrhein (CAFA) a eu lieu cette année dans le nouveau Forum européen sur le Rhin, plus précisément dans les locaux du Théâtre Baal Novo définitivement installé dans ce forum. Le nom « Baal » fait non seulement référence à la première pièce de Bertolt Brecht du même nom, mais représente surtout la consolidation des noms des deux régions du Rhin supérieur : BAden et ALsace. Cela signifie plus qu’une simple correspondance thématique entre les deux rives du Rhin : Baal représente aussi la région où se déploiera ce théâtre, qui offrira à son public des représentations théâtrales des deux côtés du fleuve. Le Théâtre Baal Novo est donc aussi une institution qui, à l’instar du CAFA RSO, s’est donné pour mission de créer des « ponts » entre les habitants des deux rives. 

Ce n’est donc pas un hasard si la cinquantaine de membres et d’invités du CAFA-RSO se sont retrouvés là, tout près du pont Pierre Pflimlin, sur le côté allemand, ce qui est aussi symbolique du rapprochement entre ces deux régions culturellement proches.

Après les salutations du directeur du théâtre, Guido Schumacher, et des deux présidents du CAFA-RSO, Daniel Steck et Marduk Buscher, une visite guidée a eu lieu dans les coulisses du théâtre et dans le reste du bâtiment qui, en plus du Baal Novo, comprend également trois établissements gastronomiques et, surtout, le superbe siège du groupe d’architecture et de construction Grossmann, qui a présenté aux participants quelques très beaux exemples de ses réalisations immobilières.

Les invités ont été impressionnés par la finesse architecturale très innovante, comme par exemple le pilotage des éclairages par ordinateur et la modularité des bureaux, qui permet de faire évoluer les espaces de travail depuis des espaces individuels jusqu’à des espaces partagés en rond ou des espaces de réunion.

Après la visite en Allemand et en Français, les invités ont eu l’occasion d’écouter dans le théâtre une prestation vocale spéciale de la chanteuse Camilla Kallfass qui a interprété des chansons en rapport avec les relations franco-allemandes comme le très émouvant Göttingen de Barbara.

Comme toujours, l’Assemblée générale a permis de faire un bilan de l’année écoulée et de présenter les événements prévus pour 2020. Avant cela, cependant, une minute de silence a été observée en mémoire de Michael Holzhauser décédé après une courte maladie. Membre de longue date du Comité du CAFA RSO, Michael était un passionné du franco-allemand, connaissant parfaitement les deux cultures. Par le passé il avait aussi été membre des clubs de Sarrebruck et Stuttgart. Il a contribué à façonner la stratégie et le contenu du club avec un très grand engagement pendant douze ans.

L’accent a ensuite été mis sur le rapport moral et financier. Les vérificateurs des comptes David DOERFLINGER et Philippe RAHMS ont donné leur approbation à la gestion exemplaire du club.

Jutta GRANDJEAN, Claudia SCANVIC et Mathilde GIACOMAGGI-MESLET ne se représentant pas au Comité, Christiane KLOBASA et Petra BLESCHKE ont été nouvellement élues pour trois ans. Pour la direction du Junior Club, le comité est toujours à la recherche d’un successeur actif pour Mathilde Giacomaggi-Meslet.

Les deux coprésidents, Daniel Steck et Marduk Buscher, ont remercié les responsables sortants pour leur collaboration dévouée au club et ont félicité les nouveaux titulaires.

Pour clôturer la soirée, tout le monde a partagé le verre de l’amitié fourni par la boulangerie Armbruster. Une très belle soirée « sur le pont ».

LE CAFA RSO en visite chez MICHELIN KARLSRUHE

On ne pouvait mieux illustrer la coopération franco-allemande en ce début d’année qu’avec la visite du site MICHELIN à Karlsruhe.
Fabrice MARCHETTI, Directeur de Michelin Karlsruhe, a accueilli un groupe du Club d’Affaires franco-allemand Rhin Supérieur pour une visite du site de production. A Karlsruhe, 1 700 000 pneus sont fabriqués chaque année et c’est le seul site du groupe où l’on produit notamment les pneus pour utilitaires légers
Rappelons que MICHELIN, un fleuron de l’Industrie française, avec plus de 130 ans d’existence et 125 000 salariés est présent sur les 5 continents dans 170 pays et produit près de 200 millions de pneus chaque année pour un C.A. de plus de 22 Milliards d’Euros. Michelin est actuellement numéro 2 mondial (derrière Bridgestone).
MICHELIN est présent à Karlsruhe depuis 1931. Actuellement le site de Karlsruhe qui est également le siège Allemagne emploie 1 100 personnes dont 650 dans la production. Fin 2018, 250 collaborateurs des services centraux, notamment du service des Ventes ont été délocalisés à Francfort  (suite au regroupement stratégique des marchés Europe du Nord avec l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse)  pour des raisons essentiellement  liées à la mobilité. La plateforme aéroportuaire de Francfort ayant dans ce domaine un avantage concurrentiel indéniable.
La recherche et l’innovation (11 700 brevets actifs dans le monde) ont toujours été en pointe chez MICHELIN de même que la prise en compte de critères respectant l’environnement. En partenariat depuis 2015 avec le WWF (World Wildlife Fund), Michelin exploite des plantations de caoutchouc en respectant l’environnement et en préservant au maximum la forêt tropicale. De même les pneus sont conçus de façon à en optimiser le cycle de vie (économie circulaire) par la mise de la stratégie 4 R : Réduire (en allégeant les pneus et les rendre plus durables), Réutiliser, Recycler et Renouveler.
Les visiteurs ont été impressionnés par la visite du centre de production et par la complexité du processus de fabrication d’un pneu. L’activité de MICHELIN est rattachée à la branche Chimie.
Face aux défis et transitions en cours qui vont bouleverser durablement tout le secteur de la mobilité, la Manufacture des Pneumatiques MICHELIN va devoir adapter des stratégies associant innovation et respect de l’environnement. Avec un budget 2018 d’environ 648 Millions €, 6000 personnes, et plus de10.000 brevets actifs à travers le monde, Michelin est un leader incontesté en R&D.
----------------------------------------------------------------------------------------
A propos de la mascotte de Michelin - Bibendum
Bibendum naît d'une image qui traverse l'esprit d'Édouard Michelin, un jour de 1894 lorsqu'il voit un empilement de pneus évoquant la forme d'un homme. Plusieurs dessinateurs sont sollicités pour faire de la publicité en s’appuyant sur cette idée, le plus connu d’entre eux est Marius Rossilon, dit O'Galop, qui représentera le mieux en 1898 le bonhomme Michelin, Bibendum.
Le personnage est surmonté de la phrase de l'auteur latin Horace « Nunc est bibendum » (« C'est maintenant qu'il faut boire »), transformé par l'auteur en slogan publicitaire : « Le pneu Michelin boit l'obstacle ».
Bibendum est ainsi devenu emblématique de la marque Michelin et a été nommé Logo du Siècle en 2000. 

Photo: Patrick Flick

Le 19 novembre 2019 au BE 4.0 – Salon Industries du Futur, le prix du CAFA RSO a été décerné à des étudiants lauréats du concours TRINATRONICS Pipe Crowler Robotics Contest Industrie 4.0 

Félicitations aux vainqueurs !

Premier prix : Emmanuelle DORCENT, Louis Grandsire, Romain Figoli, Oussama Mahiouz, Bastian Junker, Felix Lasch - Hochschule Offenburg & Ecole Nationale Supérieure d'Ingénieurs Sud Alsace ENSISA 

Deuxième prix : Aymeric Fleith, Nicolas Sanchez, Luc Doppler, Julien Brignon - Hochschule Offenburg & INSA Strasbourg 

Ce concours trinational en robotique est organisé par TriRhenaTech, Alsace Tech et le Club d’Affaires Franco-Allemand du Rhin Supérieur – Oberrhein - CAFA RSO.

 

 

A quelques jours des fêtes de fin d’année, les membres du CAFA-RSO ont eu beaucoup de plaisir à se retrouver autour d’un bon verre et d’un succulent repas au restaurant Lamm à Kehl. Les échanges ont été très nombreux et variés. Bien évidemment de nombreux sujets franco-allemands furent abordés tels que le développement des échanges entre les deux pays ou leur situation économique.

Il y a également eu des sujets bien plus ludiques et charmants tels que les particularités des jeux de cartes italiens (merci à Roberto) qui a permis de se remémorer l’excellente soirée de jeux CAFA-RSO chez Philibert en janvier 2018 ou les différentes recettes du coulis de framboises qui a agrémenté la glace servie au dessert. Les participants, dont certains sont venus de loin (Sarrebruck, Mulhouse ou Karlsruhe), ont pu échanger avec d’anciennes connaissances et avec de nouveaux membres. Ce fut une très belle réussite, une soirée très agréable et un très bon moment de convivialité.

Photo: Patrick Flick

 

De gauche à droite : Holger Hahn (Bureau de représentation du CIC à Francfort), Franny VAN DE BIEZEN-BRUNET (CIC Aidexport), Me Jochen Bauerreis (ABC International), Me Sophie Früh (ABC International), Axel Stabnau (Stabnau Business development), Andreas Eidel (Eidel & Partner) et Frank Lautenbach (Eidel & Partner)
 

Le CAFA-RSO a décidé d'inscrire cette année encore l’une de ses manifestations dans le cadre de la Semaine de l'Entrepreneur Européen, portée conjointement par l'Eurodistrict Strasbourg-Ortenau et l'Eurométropole de Strasbourg. 

Pour sa 7ème participation, le CAFA-RSO a proposé,  en partenariat avec la Banque CIC Est, une conférence sur le thème ‘Développer son activité en Allemagne’. En effet, si le marché allemand tout proche peut être un réel relais de croissance pour les entreprises alsaciennes, l’Allemagne reste cependant pour nombre d’entre elles un voisin bien lointain et méconnu. 

40 participants étaient réunis au siège de la Banque CIC Est le 20 Novembre 2019 pour obtenir les clefs nécessaires mais aussi les pièges à éviter pour développer leur activité en Allemagne.  Les intervenants (le cabinet d’avocats ABC International, le cabinet d'expertises comptables Eidel & Partner et Stabnau Business Development) ont partagé tous les éléments juridiques, légaux et relationnels à prendre impérativement en compte si l’on veut percer outre-Rhin. Au-delà du marketing mix, l’aspect des relations humaines et différences culturelles développé par Axel Stabnau a particulièrement captivé les participants. Il est assez incroyable que les codes de deux pays aussi proches puissent parfois être aussi éloignés ! Les exemples sont nombreux, certains peuvent sembler amusants, mais tous sont ô combien importants. En Allemagne, par exemple, on n’aime pas l’imprévu - la façon de travailler est linéaire et compartimentée- la communication est directe, précise et axée sur le fond - pas de non-dits - une règle est là pour être respectée- il faut être à l’heure, ou impérativement prévenir de son retard - les repas sont une nécessité, sûrement pas le lieu pour discuter travail… on  négocie puis on va éventuellement déjeuner.

Les spécialistes de la Banque CIC ont expliqué quelle aide la banque pouvait apporter concrètement. Celle-ci va de l’étude de marché à l’assistance à l’implantation, en passant par la recherche et la sélection de partenaires, l’optimisation du sourcing et la qualification des sous-traitants. Leurs propos ont été illustrés avec de  nombreux exemples concrets.

A l’issue de cette conférence riche en enseignements, l’échange s’est prolongé lors d’un cocktail. Les participants interrogés ont unanimement salué la qualité des interventions et ont apprécié l’aspect terrain pour développer leur activité en Allemagne.

Photo : Patrick Flick

 

Photo: Patrick Flick

De gauche à droite: Sven Rimmelspacher (Pickert & Partner), Michael Holzhauser (Holzhauser & Partner), Christophe Knecht (INEVA)

Article disponible seulement en allemand : pdf

 

OH MY GOETHE! OUVRE SA DEUXIÈME ÉDITION

LE LABORATOIRE CULTUREL ET CRÉATIF FRANCO-ALLEMAN DU GOETHE-INSTITUT NANCY

Le Goethe-Institut Nancy et la Métropole du Grand Nancy, en partenariat avec l'Institut français, lance l'appel à candidature pour la deuxième édition de ce projet à destination de jeunes startups.

Cette initiative vise à renforcer la coopération franco-allemande dans les domaines des industries culturelles et créatives, à favoriser le transfert des compétences et à aider les différents acteurs à développer leurs idées fondatrices jusqu’à la réalisation de leur produit.

Les deux équipes lauréates retenues bénéficieront d’une bourse de 10 000€, d’un espace de coworking au Goethe-Institut ainsi que d’un programme d’accompagnement et d’occasions régulières de présenter leurs travaux au public.

LES CANDIDATURES SONT À DÉPOSER JUSQU’AU 25 SEPTEMBRE 2019.

Pour plus d’informations : https://www.goethe.de/ins/fr/fr/kul/sup/ohmg/can.html

Contact: Dr. ESTHER MIKUSZIES

Directrice du Goethe-Institut Nancy et Strasbourg

Goethe-Institut Nancy

Tél. +33 3 83 35 92 75

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Article seulement disponible en allemand. Veuillez consulter la version allemande de cette article.

 

Le 23 mai, les membres du Club d’Affaires Franco-Allemand du Rhin Supérieur-Oberrhein ont été reçus par Daniel Huber, Geschäftsführer de la Peter Huber Kältemaschinenbau AG à Offenburg. 

Daniel Huber a présenté l’historique de la société, fondée en 1968 par son père Peter Huber. C’était alors une des premières sociétés artisanales dans le domaine des installations frigorifiques. 

L’entreprise est aujourd’hui dirigée par les quatre enfants du fondateur. Elle est devenue le leader technologique pour les solutions de régulation thermique ultraprécises dans le domaine de la recherche et de l'industrie. Outre les systèmes de thermorégulation dynamique, l’entreprise développe et produit des refroidisseurs à circulation ainsi que des thermostats chauffants et des cryothermostats. Les applications typiques se retrouvent dans le secteur automobile, l'industrie pharmaceutique et chimique, le domaine de l'aérotechnique et de la technologie spatiale ainsi que dans le secteur technique médical.

L’entreprise a été primée pour la quatrième fois consécutive comme TOP100-Innovator et compte ainsi parmi les sociétés les plus innovantes en Allemagne. Huber exporte directement ou indirectement 80% de sa production à travers le monde entier et connaît une croissance à deux chiffres. Fidèle à son ancrage dans la région, elle est en train de construire de nouveaux bâtiments de production et de logistique pour doubler la surface de l’usine.

Lors de la visite du site de production (en français et allemand), les membres du CAFA ont pu apprécier la technicité des postes de travail et la complexité des produits. La forte charge des lignes de fabrication fait apparaître le besoin d’extension et le personnel, fort déjà de plus de 300 personnes, se réjouit de ces bonnes perspectives.

Daniel Huber a ensuite longuement répondu aux questions des membres du CAFA et partagé sa passion pour son entreprise, emblématique de ces ETI spécialisées sur des technologies pointues et réputées dans le monde entier.

 

Le rapport annuel 2018 du Centre Européen de la Consommation (surtout en allemand) est désormais disponible en ligne: rapport annuel 2018.

Les chiffres records montrent que l'importance de la protection transfrontalière des consommateurs ne cesse d'augmenter. En 2018, 3,9 de consommateurs ont consulté la page Internet du CEC, soit 30% plus qu'en 2017. Le CEC a été directement contacté par 116.172 consommateurs et a traité 15.707 plaintes. 

Pour plus d'info sur le Centre Européen de la Consommation, veuiller consulter le site: https://www.cec-zev.eu/fr/accueil/

Le CAFA RSO attire votre attention sur une émission très intéressante sur 3SAT (en langue allemande) portant sur l'industrie minière dans les régions transfrontalières de la Sarre et en Lorraine.

Pour plus d'informations: https://www.3sat.de/page/?source=/kulturdoku/199789/index.html

 

Christian Felber intervient lors d'une conférence organisée par le CAFA-RSO

Strasbourg, le 20.3.2019

Christian Felber est professeur d'université, auteur d’une quinzaine de livres et danseur, et il peut arriver qu'il fasse le poirier pendant une conférence !

C’était également le cas mercredi 20.lmars 2019, lorsqu'il a parlé de sa théorie et de sa pratique de «l’économie pour le bien commun» en tant qu'invité du Club d'affaires franco-allemand du Rhin-supérieur-Oberrhein (CAFA-RSO) au Palais Schutzenberger à Strasbourg.

Alors que dans les rues de toute l'Europe les étudiants manifestent pour la protection du climat et pendant qu’en France les gilets jaunes protestent contre le gouvernement, il devient clair pour de plus en plus de gens que nous ne pouvons pas continuer à fonctionner avec le système économique actuel. 

Pour cette raison, plus de 100 invités ont suivi la Conférence de Christian Felber, au cours de laquelle il a présenté son parcours à travers la linguistique, la philosophie et l'économie. 

Pour lui, « l’économie» est au sens littéral, étymologique, l’étude du bien commun.  Ce que nous appelons de nos jours «économie» est en fait une perversion de cette approche qui fait de l'argent le but de tous les efforts, alors qu’il ne devrait être que le moyen au service du bien commun, comme le définissait déjà Aristote. 

Christian Felber réclame des soutiens et des incitations en faveur des entreprises désireuses de poursuivre ce sens original de «l'économie», dans le but de produire un « bilan du bien commun » en lieu et place du bilan financier de l’entreprise. Ceci est destiné à documenter les résultats durables d'une entreprise dans les domaines de l'écologie et de l'interaction sociale. Ce n'est que lorsque la manière d’évaluer l'activité économique des entreprises sera ainsi modifiée que les besoins fondamentaux de l'homme (bonheur, cohésion et  paix) pourront être assurés dans un environnement préservé. 

Située à égale distance des systèmes antagonistes du capitalisme et du communisme, l’ "économie pour le bien commun" va au-delà de "l'économie sociale de marché" d'un Ludwig Erhard, mais ne va pas jusqu’à la vision égalitariste fondée sur des corporations de Friedrich Wilhelm Raiffeisen ou Hermann Schulze-Delitzsch. 

Christian Felber remet en question la courbe habituelle de répartition des revenus. Il veut éviter les extrêmes et s'appuie sur le bon sens. En pleine conférence, il a proposé aux participants de voter quel multiple du salaire minimum est considéré comme une limite supérieure légitime des revenus d’une personne. Il en est ressorti que les personnes présents ont voté dans le même sens que  les enquêtes représentatives dans de nombreuses grandes nations industrialisées: les gains maximums devraient être d'environ 10 à 20 fois le salaire minimum. Tout ce qui dépasse est généralement perçus comme contraire à l'éthique, mais un ratio plus faible serait aussi perçu comme injuste. 

Après la Conférence de Christian Felber, des représentants de la Fondation Samariter - Stiftung, de la Fondation Meiko et de la Caisse d'Epargne ont expliqué les différentes approches qu'ils poursuivent depuis longtemps afin de renforcer le bien commun. La Samariter-Stiftung est l'une des 500 entreprises qui, selon les spécifications de Christian Felber, préparent des bilans du bien commun formalisés.  Depuis près de 50 ans, Meiko , en tant que Fondation familiale, a renoncé à la distribution des profits pour les réinvestir au profit du personnel. La Caisse d'Epargne d’Alsace voit sa mission dans le soutien aux groupes sociaux défavorisés et la promotion de la culture régionale. 

Lors de la discussion animée qui s’en est suivie et lors du cocktail proposé par le CAFA RSO, de nombreux participants se sont montrés enthousiastes au sujet des perspectives offertes par l’économie pour le bien commun et il y aura probablement bientôt des entreprises française pionnières dans cette approche. Le premier groupe régional d’entreprises engagées dans cette direction a vu le jour à Strasbourg. 

C'est ainsi que l'économie commence à être remise dans le bon sens, comme le symbolisait le poirier impeccable réalisé par Christian Felber au cours de sa démonstration.

www.cafa-rso.eu 

www.ecogood.org

FOTOS: © Patrick Flick

Lieu : Eventakademie Baden-Baden

Baden-Baden / Strasbourg, 19.02.2019

L’Assemblée Générale du CAFA RSO a lieu chaque année en alternance en France et en Allemagne.

Cette année, le Club d’Affaires a invité ses membres à « l’Euraka Baden-Baden gGmbH »  « (anciennement Europäische Medien- und Event-Akademie gGmbH ; www.euraka.de). L’endroit même où s’est déroulée l’AG était plus précisément la « Akademiebühne » (www.akademiebuehne.de), qui sert habituellement de lieu de répétition pour différents cursus de formation dans le domaine du théâtre, de la scène en général, et de la télévision.

L’Euraka est le cœur battant de ce secteur en pleine reconversion qui abritait jusqu’en 1999 les casernes et  bâtiments d’habitation  des Forces Françaises en Allemagne.

Markus Börsig,  qui dirige la Société de Développement « City-Entwicklungsgesellschaft gGmbH »  en a retracé l’histoire lors de son discours introductif. Il conduit et accompagne  depuis de nombreuses années le processus de conversion de l’ancienne caserne à  Baden Baden, qui était par ailleurs la centrale administrative de l’ensemble du secteur français en Allemagne.

Ce lieu, qui aujourd’hui est utilisé comme centre de formation, était à l’origine conçu pour être un cinéma  puis,  depuis l’avènement de la télévision,  il a été transformé en lieu  de recueillement multiconfessionnel  où aussi bien les Chrétiens, les Juifs et les Musulmans pouvaient vivre  leur culte. 

L’exposé de Markus Börsig a notamment fait valoir combien les responsables de cette reconversion ont eu à cœur de maintenir dans la mesure du possible un maximum de signes visibles de la présence française à Baden Baden, laquelle est marquée depuis de nombreuses années et jusqu’à aujourd’hui par une amitié profonde entre les 2 peuples.

Puis les 35 participants ont eu l’occasion de visiter les lieux de tournage d’une série policière très populaire en Allemagne « Tatort » dans ce qui était jadis le lycée des Français. Il convient de souligner que le Südwestrundfunk (SWR) abrite sous le même toit 3 productions régulières de cette série (Stuttgart, Ludwigshafen et Freiburg), ce qui  a pour conséquence des  gains de productivité non négligeables  lors du tournage des différents épisodes.

Quant à l’Assemblée Générale en elle-même, elle a permis de passer en revue les différentes manifestations qui ont eu lieu en 2018 et donner un aperçu de celles qui sont planifiées dans les prochains mois. Ce fut également l’occasion de donner quitus au Comité sortant, d’élire les nouveaux membres du Comité, d’approuver les comptes 2018 ainsi que le budget prévisionnel 2019.

Hans Dieter Jundt a fait part de sa décision de ne pas renouveler son mandat de vérificateur des comptes. Il sera remplacé par David Doerflinger du Cabinet comptable OTH.

2 membres du Comité, Ellen Delzant et Francine Jeanblanc ont décidé de ne pas se représenter après de longues années de précieuse collaboration. Un nouveau membre Axel Stabnau  a été élu pour rejoindre le Comité.

Les 2 coprésidents, Daniel Steck et Marduk Buscher ont vivement remercié les 2 membres sortants pour leur engagement sans faille au sein du Comité du CAFA RSO. Ils ont également  félicité le nouveau membre élu.

La soirée s’est achevée de façon très conviviale autour d’un magnifique buffet préparé par l’équipe en charge de la restauration de l’Euraka sans que fut oublié le traditionnel « verre de l’amitié » !

 

Signature du traité d’Aix-la-Chapelle

A quatre mois des élections européennes (26 mai 2019), Angela MERKEL et Emmanuel MACRON ont signé le 22 janvier 2019 à Aix-La-Chapelle un traité de coopération  entre la France et l’Allemagne destinée à  compléter et approfondir celui signé le 22 janvier 1963 à l’Elysée par Konrad  Adenauer et Charles de Gaulle. 

Il s’agit là d’un signal fort pour redonner une nouvelle impulsion à la construction européenne en général, et notamment pour la Région du Rhin Supérieur, introduire des possibilités réelles de renforcement de la coopération transfrontalière (Chapitre 4, articles 13 à 17).

Voici le traité : Traité d'Aix la Chapelle (PDF)

 

 

La coopération transrhénane en marche…

La manifestation du Club d’Affaires Franco-Allemand du Rhin supérieur et de la CCI Alsace Eurométropole dans le cadre de la semaine de l’Entrepreneur Européen, ouvre de nouvelles perspectives  à partir du thème « Quel avenir pour la Jeunesse dans le Rhin Supérieur ? – l’Apprentissage transfrontalier, un levier puissant »

C’est une salle comble à la CCI Alsace Eurométropole qui a accueilli lundi 12 novembre les acteurs majeurs de la coopération transfrontalière qui ont pu informer un public très averti des nouvelles évolutions en cours en matière de coopération transrhénane. Qu’en est-il 15 ans après la déclaration Chirac/Schröder de la coopération « transrhénane » ?  

« Transrhénane  plutôt que transfrontalière »  comme aime à le rappeler Peter WEISS, député au Bundestag à Berlin (Kreis Emmendingen/Lahr) très engagé depuis de nombreuses années dans cette coopération, car » il s’agit bien d’effacer à présent toute notion de frontière et de faire du Rhin Supérieur un espace de vie commun aux citoyens d’Alsace, du Pays de Bade, du Nord de la Suisse et du Sud Palatinat ».

Jean Luc HEIMBURGER, Président de la CCI Alsace Eurométropole enchaîne «  La coopération dans le Rhin Supérieur incarne parfaitement l’idée européenne. Si nous n’arrivons pas à effacer les obstacles, en rééquilibrant les asymétries (243 « irritants » auraient été identifiés) dans  les échanges commerciaux, l’Europe échouera ». 

Le ton est donné : c’est au niveau local, au plus près du citoyen que l’Europe doit devenir concrète. Sylvain WASERMAN, Vice-Président du Parlement,  Député Bas-Rhin et auteur d’un rapport remarqué (6 propositions pour innover au coeur de l’Europe) travaille dans ce sens. Dans le cadre de la refondation en cours du Traité de l’Elysée, la création d’un nouveau Parlement franco-allemand  revêt selon lui un « caractère historique » car il renforce non seulement le moteur franco-allemand mais il aura pour mission de travailler sur des sujets très concrets qui amélioreront significativement les échanges sur tous les plans et la vie des citoyens, notamment en veillant à une transposition identique et concomitante des directives européennes entre la France et l’Allemagne y compris par l’harmonisation de leur cadre légal respectif. Cette initiative ouvrira la voie à une nouvelle liberté d’innover et d’expérimenter à l’échelon local (et la nouvelle Collectivité Européenne d’Alsace pourra utilement accompagner ce mouvement) qui donnera enfin à la Région du Rhin supérieur cette dimension de « laboratoire » tant attendue.

Pour Wolfgang GRENKE, Président de la IHK et Vice-Président d’Eurochambres à Bruxelles, la chose est entendue « A une époque où les citoyens réclament plus de proximité, les régions et les métropoles prennent de plus en plus d’importance. Depuis Bruxelles, le caractère pionnier et innovant de la coopération du Rhin Supérieur est considéré comme un modèle pour les autres régions et à ce titre fortement soutenu. Il est indéniable que la Région du Rhin Supérieur prendra une place de plus en plus centrale dans la construction européenne.

Fortement liée au thème de l’Europe et de la coopération transfrontalière, la 2ème table ronde traitant de l’Apprentissage transfrontalier a réuni  les représentants français et allemands d’écoles supérieures et de centres de formation ainsi que des entreprises accueillant des apprentis des 2 côtés du Rhin : « Nous sommes très ouverts à tout nouveau projet favorisant la formation duale », précise Prof. Dr. Holger BECKER, Pro-recteur de la Duale Hochschule BW à Karlsruhe qui travaille en relations très étroites avec des entreprises comme  SAFRAN Molsheim, dont le directeur Marc SCHOTT  insiste lui sur »la nécessité pour les entreprises de devenir plus attractives en général  afin d’attirer les meilleurs talents qu’ils viennent de France ou d’Allemagne ». Ne plus différencier l’origine des apprentis ne serait-ce pas la meilleure preuve d’une intégration réussie ?

Peter CLEISS, Directeur de la Beruflichen Schulen à Kehl, témoigne d’une expérience contrastée « parmi 1200 étudiants seuls une cinquantaine viennent d’Alsace, on aimerait bien sûr qu’il y en ait plus d’autant que le taux de chômage des jeunes est encore extrêmement élevé en France ». En ce qui concerne l’exposition à la langue du voisin, même si celle-ci régresse, cela ne devrait pas être un obstacle rédhibitoire, dans la mesure où » la BSK intègre parfaitement en quelques mois de jeunes Afghans et Syriens sans connaissance préalable de la langue allemande ». Marc VEDRINES, responsable de la filière Mécatronique à l’INSA Strasbourg, déplore quant à lui qu’il y a encore trop peu d’Allemands qui suivent ses cours, alors que l’INSA est parfaitement organisé pour les accueillir.  Michael ENDERLE, en charge de la  formation chez BSW à Kehl a présenté un bilan plus qu’honorable « sur environ 40 postes proposés,  nous recevons 180 demandes d’apprentissage, dont une bonne partie d’Alsace. » et de rappeler qu’en 2016 c’est l’un de leurs apprentis, l’Alsacien Pierre Kurtz, qui a été désigné « meilleur apprenti » d’Allemagne !

Pour conclure cette soirée, le prix CAFA RSO 2018 fut remis à une équipe de jeunes ingénieurs ayant conçu et  développé un robot dans le cadre du programme TriRhenaTec.

Au terme de ces échanges, il y a tout lieu de penser que la relève est bien assurée, et que la coopération « transrhénane » peut enfin espérer grâce à une volonté politique assumée en un avenir à la mesure de son ambition.

Norma Serpin

Mobilité transfrontalière - et comment est-ce que ça doit continuer ?

La "mobilité transfrontalière" était le thème d'un événement organisé par le CAFA-RSO en février 2018 pour mettre en lumière les problèmes existants (voir aussi: http://www.cafa-rso.eu/index.php/fr/agenda/manifestations-passees/detailevenement/44/-/soiree-thematique-le-transport-transfrontalier-dans-le-rhin-superieur).

Pour rendre l'événement durable, nous avons demandé à certains des dirigeants politiques et des parties prenantes de faire le point. Cela montre quelques développements positifs, bien que le principal problème, celui du nombre  de ponts traversant le Rhin, persistera probablement pendant encore plusieurs décennies.

Lisez les déclarations de nos invités de la table-ronde! Une fois par an environ, nous suivrons de près l'évolution du sujet.

Marduk Buscher

*** 

Evelyne ISINGER, Région Grand Est, Conseillère régionale, Présidente commission transports :  

La mobilité transfrontalière est sur les rails !

Une étude portée par la région Grand Est et co-financée par plusieurs partenaires (Région Grand Est, les Länder BW, RP, Sarre, la Suisse et les fonds européens) a rendu récemment ses premières conclusions.

Fort de ce diagnostic partagé et conjugué à divers éléments tels l’échéance des marchés d’exploitation quasi simultané de part et d’autres du Rhin, l’évolution de la législation française du rail…  la mobilité transfrontalière du Rhin Supérieur (et au-delà) prend un nouvel essor.

Nous sommes en effet à un tournant, où la volonté de coopération des deux pays, est appuyée par une conjonction d’éléments particulièrement favorables pour se traduire en un programme ambitieux de renforcement des dessertes ferroviaires et d’information voyageurs.

Deux résolutions d’amélioration durable des mobilités ont été signées entre la RP et la Sarre. Le BW emboitera le pas dès que les discussions seront suffisamment abouties.

Non seulement la mobilité transfrontalière est sur les rails, mais elle passe à la vitesse supérieure, sans rupture de charge aux frontières. Elle constitue ainsi une illustration concrète de la construction européenne souhaitée et mise en œuvre par les citoyens. 

Résolution Transport avec la Sarre

Résolution Transport avec Rhénanie-Palatinat

  ***

 Prof. Dr. Dr. H. C. Hans-Jochen Schiewer, recteur de l'Université Albert-Ludwigs de Fribourg, président d'Eucor - Le campus européen :

Découvrir l’Europe - avec un ticket semestriel sur le Rhin supérieur.

Si vous voulez découvrir l'Europe dans toute sa diversité, vous ne pouvez pas le faire seul chez vous. Les expériences européennes nécessitent un changement de lieu, un changement de perspective et des rencontres personnelles. Avec un regard au-delà de l'horizon, l'horizon est large.

Le réseau universitaire transfrontalier Eucor - The European Campus, qui regroupe les universités de Bâle, Fribourg, Haute-Alsace et Strasbourg, ainsi que l'institut de technologie de Karlsruhe, propose à ses étudiants des expériences européennes quotidiennes. Grâce à l'intégration des universités et à l'ouverture des cours, les étudiants peuvent établir un emploi du temps trinational et étudier le programme d'études choisi presque à la carte en Allemagne, en France et en Suisse. Une offre attrayante, qui nécessite toutefois beaucoup d’initiative personnelle et d’apport des étudiants lors de la mise en œuvre. Parce que pour "expérimenter" l'Europe au sens le plus réel du terme, différentes offres tarifaires des entreprises de transport doivent être comparées et combinées en fonction de la destination et des coûts d'environ 250 à 500 euros doivent être avancés. Cette situation ne peut pas être satisfaisante pour les étudiants et les universités, qui remboursent les frais de voyage de manière rétrospective ou intégrale, encore moins compte tenu du fait que notre réseau souhaite se développer en une "université européenne".

La proposition du président français Emmanuel Macron de construire des universités européennes a donné un nouvel élan à la politique scientifique européenne. L’Union européenne a abordé la question et lancé un programme de financement pour les universités européennes. Pour Eucor - Le campus européen, il s’agit d’une occasion de réaliser une nouvelle qualité de collaboration. Notre réseau souhaite également faciliter la mobilité. Nous demandons un ticket de semestre trinational sur le Rhin supérieur - simple et abordable.

Le 19 février dernier, le club d’affaires franco-allemand CAFA RSO a organisé un événement sur la mobilité transfrontalière sur le Rhin supérieur. A la table-ronde de Baden-Baden, j'ai discuté avec le ministre des Transports du Bade-Wurtemberg, Winfried Hermann, la présidente de la commission transports à la Région Grand Est, Evelyne Isinger, et le président de l'Eurométropole de Strasbourg, Robert Herrmann, sur le besoin urgent d'un billet de transport trinational. Depuis lors, Eucor - Le campus européen a franchi une étape décisive. En route pour devenir une université européenne, le réseau universitaire bénéficie d’un fort soutien de la part de la politique. Le 12 avril à Strasbourg, Winfried Kretschmann, Premier ministre de l’État de Bade-Wurtemberg, Jean Rottner, président de la région Grand Est, et Sophie Béjean, rectrice de l’Académie de Strasbourg, ont signé un protocole d’accord en vue de développer Eucor – The European Campus  en une université européenne.  Une partie de cette idée doit être une mobilité non compliquée, et un titre de transport commun pour le semestre est le meilleur instrument pour cela. Ceci est également connu des signataires. Nous attendons un soutien politique important pour ce titre de transport semestriel (« Semesterticket ») - afin que les étudiants du Rhin supérieur puissent découvrir l'Europe plus facilement et à moindre coût qu'auparavant.

 

Le Club d’Affaires Franco-Allemands s’informe sur l’e-commerce

Le 10 octobre 2018, les membres du Club d’Affaires Franco-Allemand du Rhin Supérieur (CAFA RSO) se sont retrouvés au Centre de Conférences de l’Aar à Strasbourg Schiltigheim pour une manifestation originale réunissant une conférence technique avec témoignage d’entrepreneur et une exposition de peintures de l’artiste strasbourgeois Patrick Bastardoz.
Trois avocates du cabinet strasbourgeois Valoris Avocats ainsi qu’un confrère allemand du cabinet stuttgartois Menold Bezler ont présenté devant un public attentif les règles fondamentales s’appliquant à l’e-commerce en matière de fiscalité indirecte (TVA), de droit de la concurrence ainsi que sur le plan de la protection des données personnelles.
La conférence s’est ouverte sur une partie générale présentée par Me Ludemann-Ober, (avocate chez Valoris Avocats et membre du comité de direction du CAFA RSO). Les participants ont ainsi pu saisir l’ampleur du phénomène de l’e-commerce : plus de 87 milliards d’euros dépensés par les consommateurs français en 2017, soit une hausse de plus de 14% par rapport à l’année précédente et une croissance vertigineuse comparés à « seulement » 30 milliards d’euros en 2010 – source Fevad). Me Ludemann-Ober a également attiré l’attention du public sur les difficultés et dangers générés par l’e-commerce au sein de notre société : potentielle désertification de centres-villes, encore accentuée par l’évolution démographique défavorable en Allemagne, situations monopolistiques, contrôle de nos comportements d’achat, manipulation du consommateur grâce à l’enregistrements et l’exploitation de données (big brother fait du shopping avec vous), besoins accrus en matière de transport et pollution atmosphérique du fait des livraisons souvent à l’unité, dépendance des commerçants de leurs prestataires de transport, pression concurrentielle augmentée, …
Le Club d’Affaire envisage d’ailleurs une manifestation au sujet du « côté sombre » de l’e-commerce courant 2019.
Mais l’e-commerce, souvent dépeint comme ennemi du commerçant local peut également s’avérer son allié lui permettant d’accéder à une clientèle plus vaste, voire internationale, de fidéliser sa clientèle de passage via un site de vente en ligne en parallèle à la boutique physique, d’augmenter la visibilité des produits disponibles localement via une plateforme numérique, etc. Nombre de commerçants locaux contribuent au développement de solutions de livraison innovantes et écologiques (à pieds, à vélo, en consigne, crowdsourcées, …) et certains anciens « pure players » de l’internet commencent à s’installer localement. Est-ce pour proposer les services de conseil et de SAV qui manquent au consommateur dans le commerce en ligne ou afin de bénéficier de certains avantages en matière de droit de la concurrence ? Selon Me Bernard, les réponses sont certainement aussi nombreuses que les acteurs de ce marché en plein essor.
Pour le commerçant local, le bon choix stratégique par rapport à son domaine d’activité semble fondamental. Ensuite, il faudra éviter les écueils pouvant se présenter lorsqu’une entreprise s’attaque au marché en ligne.
C’est à ces aspects que les avocats ont souhaité rendre attentifs les auditeurs. Ainsi une TVA que l’on aurait, par méconnaissance des règles applicables, omise de facturer à un consommateur final reste une charge pesant lourdement sur les résultats de l’entreprise, a précisé Me Berrutto. Les nouvelles contraintes imposées notamment par la réglementation communautaire (RGPD) ont été exposées par Me Antoni.
La partie technique de la présentation était suivie par le témoignage d’un entrepreneur en la personne de Bertrand Gillig, de la Galerie d’Art strasbourgeoise du même nom. M. Gillig soulignait que le marché de l’art est un marché très particulier, les « produits » (à condition qu’on ose appeler les œuvres d’art des produits) en raison de leur singularité, de leur besoin d’éclairage, de mise en scène et de leur caractère précieux ne se prêtant pas réellement à ce type de canal de distribution. Cependant, la présence sur internet peut, notamment en vue d’une mise en relation entre vendeur et client, constituer une approche très intéressante même dans ce domaine particulier, à condition de rester dans un système multi- ou pluri-canal.

Les carburants changent de noms en France et bientôt en Allemagne

Depuis le 12 octobre, toutes les stations-services en Europe doivent afficher un étiquetage commun des carburants pour faciliter la vie des automobilistes qui circulent au-delà des frontières. Si la France a mis en place ce nouvel étiquetage, il faudra patienter jusqu’à début 2019 en Allemagne.

Vers l'article complet du Centre Européen de la Consommation

 

 


Ecole du Flow : le HipHop fait école

Dépasser les frontières en créativité – l’Europe, les Grandes Guerres, l’Environnement

Zweierpasch fait appel à la jeunesse française et allemande : Devenez acteur de l’Ecole du Flow ! Déployez votre créativité, participez à la grande battle de hip-hop et bénéficiez du coaching professionnel des Zweierpasch.

1)      Choisir son thème : l’Europe, les Grandes Guerres, l’Environnement …

2)      Créer et composer : poème, rap, vidéo, performance de danse, collage photos…

3)      Soumettre son projet (délai : décembre 2018)

4)      Participer à la grande battle (janvier 2019 à Freiburg, avec concert de Zweierpasch)

Les enseignants peuvent désormais inscrire gratuitement leurs classes.

Partenaires : Centre Culturel Français Freiburg, Ernst Klett Verlag, Fondation Entente Franco-Allemande, Inta-Stiftung, Zweierpasch  

Plus d'informations

 

Secours aérien transfrontalier : rien à signaler !

Visite  par le CAFA- RSO du Centre de Secours Aérien  - DRF Lutfrettung - à Baden Airpark

Baden-Baden/Strasbourg 29.9.2018

Environ 30 membres  du Club d’Affaires Franco-Allemand du Rhin Supérieur – CAFA RSO – se sont retrouvés à Baden Airpark pour visiter le Centre de Secours Aérien, la fondation «  DRF Luftrettung gAG ».

Les visiteurs ont été impressionnés par le niveau d’engagement des collaboratrices et collaborateurs de la « DRF Luftrettung », qui  leur ont fait découvrir  aussi bien  le  poste d’intervention que les locaux  du service de garde  ainsi que  le hangar et la piste de décollage des hélicoptères.

Ils ne se doutaient pas que derrière les murs des bâtiments plutôt insignifiants se trouvait  « le poste de coordination central »  pour les transports de première urgence du Bade Wurtemberg  en charge de l’organisation des transports dans les cas les plus urgents,  aussi bien au sol que dans les airs.

De plus,  y stationnent également les 2  Lear-Jets chargés du rapatriement de citoyens allemands blessés ou malades depuis l’étranger.

Cet organisme d’intérêt général qui détient plusieurs filiales a été créé à l’initiative de la Fondation Björn Steiger  dont la devise est  « Menschen.Leben.Retten »   (Sauver le maximum de vies humaines ) . Sous la supervision du Regierungspräsidium de Stuttgart,  la « DRF Luftrettung »,  intervient depuis plus de 40 ans pour assurer le transport de personnes blessées ou malades, dans tous les cas « où chaque minute compte ». En 2017, plus de 38 000 interventions ont  ainsi été comptabilisées depuis 29  sites en Allemagne et 2 en Autriche.

Le groupe de visiteurs a eu l’occasion d’éprouver en direct  le calme avec lequel un équipage en attente d’intervention  a su réagir à une alarme et quitter  l’aéroport en hélicoptère  dans les 2 minutes de temps de réaction prescrits.

Le groupe franco-allemand des visiteurs du CAFA RSO s’est évidemment intéressé  à la dimension transfrontalière du domaine d’intervention du DRF mais a découvert  que, certes il y avait bien un accord de coopération permettant des interventions de secours de l’autre côté du Rhin , mais qu’en raison de stratégies divergentes de mise en oeuvre, seul l’hélicoptère de secours « Dragon 67 » stationné à Strasbourg et  géré par l’Etat Français était autorisé à intervenir en Alsace même si dans certains cas les hélicoptères  allemands  auraient  plus rapidement  atteints le lieu de l’accident côté France. 

Dans une Europe unie il est important que la coopération avec les collègues  et amis de l’autre côté du Rhin fonctionne bien, a souligné Aurélie Langer,  Responsable des secours au sol.

Nicolas Blum, qui assure les contrôles techniques, précise quant à lui que les hélicoptères de la « DRF Luftrettung » qui sont stationnés à proximité de la frontière peuvent couvrir une partie du territoire français dans un rayon de 60 km.

Ces témoignages recoupent malheureusement des expériences vécues par les membres du CAFA-RSO, notamment  en matière de  nouvelles lois sur le détachement,  entrées en vigueur l’an dernier qui règlementent les déplacements en France de collaborateurs de sociétés allemandes, ou encore dans le cadre du colloque sur la mobilité transfrontalière organisé par le CAFA-RSO en février 2018, et qui démontrent que l’idée européenne n’est de loin pas encore entrée dans les mœurs de toutes les administrations  ainsi que le souhaiteraient les citoyennes et citoyens  ou les entreprises des 2 côtés du Rhin.

Malgré ces difficultés qu’il s’agit d’aplanir au plus vite, les visiteurs ont été sensibles à la demande de soutien du DRF Luftrettung, car les secouristes du ciel sont tributaires du soutien financier de nombreux  membres-bienfaiteurs.

www.drf-luftrettung.de

Nous avons le plaisir de vous annoncer la création de Tandem-Europe.

Créé et animé par Isabelle BOURGEOIS et René LASSERRE, ce site se veut une plateforme de dialogue entre experts français et allemands, et un lieu de réflexion commune sur les questions européennes telles qu’elles sont perçues et/ou analysées de part et d’autre du Rhin, avec l’objectif de contribuer à l’émergence d’approches européennes partagées.
Le premier dossier est consacré aux perspectives d’action conjointe France-Allemagne pour la relance de l’Union européenne : 
Europe – « refondation », « nouveau départ » ou retour au réalisme constructif ?
Pour plus d’informations : https://www.tandem-europe.eu

 

Résultats de l’enquête « Activités transfrontalières : freins et opportunités »

Une enquête effectuée auprès d’un panel de dirigeants français et allemands confirme les dysfonctionnements rencontrés par les entreprises de part et d’autre du Rhin dans leur développement transfrontalier. Mais elle révèle également les leviers et les opportunités que représente le voisin ainsi que des solutions.
Les résultats de cette enquête (voir pdf) étaient présentés en introduction à deux tables rondes réunissant chefs d’entreprises, avocats et experts français et allemands lors d’une d’une conférence organisée par la CCI Alsace Eurométropole, les IHK de Karlsruhe et Südlicher Oberrhein, en partenariat avec le Deutscher Anwalt Verein Strasbourg le 1 février 2018. 
 

 

En 2016, l’implantation à Lahr de l’entreprise ZALANDO a suscité beaucoup d’intérêt dans le  Rhin supérieur. De nombreux articles ont été publiés dans l’ensemble de la presse des 2 côtés du Rhin pour rendre compte de cette implantation. Il faut dire que cet intérêt est manifeste en Europe tout entière. En effet, ZALANDO compte parmi les entreprises les plus dynamiques de ces dernières années. Le quotidien « Le Monde » lui a  consacré une page entière dans son supplément ECO du 2 septembre 2017 titrant « ZALANDO, l’histoire merveilleuse d’une petite Start up de Berlin  qui a démarré en 2008 par la vente de tongs et qui, 8 ans plus tard, est devenu le leader européen de la mode en ligne (chaussures, habillement, accessoires »).  Les performances 2016  en témoignent : un C.A. de 3,6 Milliards d’Euro, un bénéfice de 225 millions, 13 000 collaborateurs, une valeur boursière estimée à  9,8 Milliards d’Euro, une croissance annuelle de 23%. Par ailleurs ZALANDO est l’une des entreprises les plus créatrices d’emploi à Berlin où elle emploie 5 700 personnes, faisant de BERLIN  le centre d’innovation numérique le plus dynamique en Europe.
Le nouveau centre logistique de 130 000 m2  implanté à Lahr dans la zone d’activités de l’aéroport de Lahr a ouvert ses portes en Juillet 2016 avec les 30 premiers collaborateurs sous la direction de Simon STRAUB. 16 mois après son ouverture, le site emploie près de 800 personnes.  A terme (fin 2017/début 2018) 1000 emplois sont prévus. Les salariés y travaillent en 2 équipes de 5 jours par semaine et un samedi sur trois. Les équipes sont multiculturelles (40 nationalités y sont représentées). Les Allemands constituent 40% des effectifs, les Français près de 30%. Les consignes sont systématiquement affichées dans les 2 langues.
Le nouveau centre de logistique ZALANDO de Lahr complète avantageusement 5 autres sites déjà en fonctionnement  - 3 en Allemagne, 1 en Région parisienne et 1 en Italie (Lombardie)-  Il a été choisi en raison de sa position géographique stratégique pour desservir au mieux 3 pays : le sud de l’Allemagne, la Suisse et la France. 
Le bâtiment est constitué de 4 immenses halls reliés par des lignes de convoyage où circulent les cartons.  Les deux plus grands sont dédiés au stockage (environ 250 000 articles), le troisième à la réception des marchandises et le quatrième à l’expédition des commandes. Chaque article réceptionné est étiqueté d’un code –barre. La chaine logistique est pilotée par un logiciel développé par ZALANDO. L’automatisation ne peut toutefois être intégrale du fait d’une variabilité importante des assortiments. En 2018, ZALANDO étendra encore sa palette de produits, en commercialisant des produits cosmétiques et des parfums.
Nous avons été accueillis et guidés dans la visite par :
> Simon STRAUB,  Directeur du Centre de Logistique de Lahr 
> Pierre GARCIA, Adjoint  de M. Thomas WILM,  Directeur du Personnel  que le CAFA RSO avait déjà invité à participer à sa conférence portant sur le Marché de l’Emploi du Rhin Supérieur le 16 novembre 2016, où M. WILM a eu l’occasion d’exposer la politique de ZALANDO en matière de recrutement.

 

 

 

 

Programme complet sur www.gutenberg2018.eu

 

La mobilité transfrontalière, moteur de l’amitié franco-allemande

Table-ronde du Club d’Affaires Franco-Allemand du Rhin Supérieur (CAFA-RSO) à Baden-Baden

Baden-Baden / Strasbourg, 19.2.2018
Près  de 120  participants des milieux politiques,  économiques  et grand public se sont rencontrés lundi  19.02.2018 dans la Salle de Conférence de  l’hôtel Société à  Baden-Baden pour discuter des difficultés, freins  et opportunités de la mobilité transfrontalière dans le Rhin Supérieur.
Le « Club d’Affaires Franco-Allemand du Rhin Supérieur – Oberrhein“ (CAFA-RSO) est à l’initiative de  cette soirée. Les deux co-présidents, Daniel Steck et Marduk Buscher ont introduit la discussion en relevant que « l’information et la mobilité transfrontalières sont les deux piliers sans lesquels une amitié durable entre les deux nations ne pourra subsister ».
Le ministre des transports du Bade-Wurttemberg , Winfried Hermann, en convint volontiers avant de détailler dans son discours  les projets stratégiques qui  devraient à l’avenir contribuer à améliorer les liaisons transfrontalières dans le Rhin supérieur.
Il a tout particulièrement insisté sur le fait que les orientations  devaient s’inscrire avant tout  dans une vision écologique  mettant l’accent sur   « moins de  trafic  et  plus de mobilité » de façon à pouvoir  répondre aux objectifs climatiques fixés par  la conférence mondiale de l’ONU (COP 21) à Paris. Les premières mesures à prendre doivent  «  améliorer les échanges » en faisant évoluer  l’offre de transport public  avec au minimum  une liaison par heure. Par ailleurs, pour favoriser  le trafic ferroviaire il est urgent de construire de nouveaux ponts en remplacement de ceux qui furent détruits durant la 2ème guerre mondiale, par exemple sur les  axes  Colmar-Fribourg i.Br. et Rastatt-Haguenau. Toutefois, dans ce cas, le soutien de Berlin et de Paris est impératif.
Tant que ceci ne sera pas réalisé, le transport ferroviaire pourrait être remplacé dans un premier temps par « des bus express de la Regio » avec un tarif transfrontalier unitaire se substituant aux divers tarifs régionaux.
En cas d’incidents techniques majeurs (comme celui  tout récemment du « tunnel de Rastatt ») il est impératif d’organiser de l’autre côté du Rhin une alternative de transport afin d’éviter toute interruption temporaire.
 
Ensuite côté France,  Evelyne ISINGER , Présidente de la commission  Transports  & Déplacements   de la Région Grand Est, collectivité territoriale nouvellement créée  ainsi que  le Président de l’Eurométropole de Strasbourg, Robert HERRMANN,  présentèrent leurs projets et réalisations  dans ce domaine .
Madame ISINGER a d’abord  tenu  à rappeler que sur ce nouveau territoire qu’est le Grand Est, qui s’étend du Rhin jusques aux portes de Paris,  l’urgence était de mettre l’infrastructure en place en adéquation avec les besoins actuels  et les  standards européens.   Ainsi il fallait procéder à la modernisation de toutes les gares et des rames,  de même qu’à l’amélioration des voies ferroviaires et des dispositifs de signalisation.
Il existait par ailleurs dans certains cas déjà une tarification harmonisée visant à favoriser les déplacements transfrontaliers.  Les innovations technologiques dans le numérique permettent de progresser dans ce domaine, notamment à travers la mise en place de e-Tickets, gérés via les Smartphones. Là où le transport ferroviaire est encore déficient, il serait,  et  Madame ISINGER, en  convient, en effet judicieux de mettre des bus rapides en service. Un premier pas en faveur d’une planification commune serait par exemple de procéder conjointement à des appels d’offre au plan européen pour l’acquisition de nouveaux matériels.
Quant à Robert HERRMANN, Président de l’Eurométropole Strasbourg, il  a mis en avant la dynamique en termes de création d’emplois et de croissance de la population du territoire dont il a la charge et a rappelé avec enthousiasme  les performances de « la banane bleue de l’Europe »,  ainsi que l’on désigne la Région Métropole du Rhin Supérieur, enviées par de nombreux pays d’Europe, en raison notamment de la forte densité de routes, d’aéroports, de voies fluviales. Bien sûr,  il faut toujours veiller à améliorer les infrastructures,  et on ne peut éternellement se satisfaire »  de ce qu’il n’ y ait pas plus de ponts qui franchissent le territoire du Rhin Supérieur qu’il n’y en a dans la seule ville de Cologne ».
Selon lui, il est temps de réfléchir sur de nouvelles technologies, comme des bus propulsés par des piles à combustible, les véhicules sans chauffeur, et aussi  le report du transport routier sur le fluvial.
Pour ce faire, il est important de décloisonner les structures administratives et d’appliquer judicieusement et  tant que possible  le principe de subsidiarité afin d’atteindre plus rapidement les objectifs.
 
Faisant suite à  ces trois  interventions,  un participant dans le public  pointa quelques déficits chroniques en matière d’infrastructures dans les transports publics transfrontaliers, démontrant  ainsi que «  tout n’est pas  aussi rose « dans ce domaine que ne le souhaiteraient les politiques.
La table ronde qui suivit, a réuni le Recteur de l’Université de Freiburg et Président du campus européen EUCOR, Prof. Dr. Hans-Jochen SCHIEWER,  François DUGIMONT, Directeur des Ressources Humaines de la société HEEL,  Jean-Claude PASTEL, fondateur et Président d’une entreprise franco-allemande de cartonnage et de logistique,  et  – last but not least – Ralph NEININGER, Directeur du „Allgemeinen Deutschen Fahrrad Clubs“ (ADFC) Baden-Baden Rastatt Bühl. 
Les intervenants  ont abordé, outre  les questions liées aux  insuffisances dans les infrastructures, les connexions peu optimisées entre les réseaux des deux pays ainsi que l’absence d’une politique tarifaire en adéquation avec la mobilité transfrontalière.  Une telle politique tarifaire serait  en effet le préalable à  une utilisation renforcée des modes de transports existants ou à venir,  par des usagers  ciblés,  comme les apprentis ou les étudiants intégrés dans des programmes bi - ou trinationaux dans le Rhin Supérieur.
 Le Président de l’EUCOR, Prof. Dr. Hans-Jochen SCHIEWER , a rappelé que le réseau EUCOR réunissant 5 Ecoles Supérieures et universités dans le Rhin Supérieur constituait «  un espace scientifique unique au monde » et que les 110 000 étudiants qui le composaient avaient besoin d’urgence d’une offre tarifaire transfrontalière compétitive. Actuellement pour se déplacer dans l’espace transfrontalier, il leur en coûte € 250 par mois.
Les politiques des 2 côtés du Rhin étaient d’accord sur le fait que les blocages étaient dûs à un « éparpillement des compétences » (Winfried HERMANN)  ainsi qu’à un problème « d’attribution des compétences » (Evelyne ISINGER), ce qui fait  que des problématiques aussi banales que l’introduction d’un péage pour éviter l’ engorgement de  certains axes routiers comme l’A 35 côté français, ou  encore l’enlèvement du panneau interdisant aux cyclistes de continuer leur route à la Staustufe Iffezheim, n’ont pu être évitées. L’accord était unanime sur le fait qu’il était impératif d’aménager à cet endroit une piste cyclable. 
Il n’aura pas échappé à l’observateur attentif qu’à l’issue de la soirée, les  deux  responsables en matière de transport et de déplacements, Winfried HERMANN et Evelyne ISINGER , ont échangé leur carte de visite afin de poursuivre les discussions  engagées grâce à la manifestation  et faire progresser  ainsi les points qui posent encore problème.
Parmi les invités présents,   citons  Gerhard KÜNTZLE , Consul Général de la République Fédérale d’Allemagne à Strasbourg, Nicolette KRESSL, Présidente de la Région Karlsruhe, Jürgen BÄUERLE,  Landrat du Landkreis de Rastatt ainsi que Franck SCHERER, Landrat du Landkreis Ortenau, Rémi BERTRAND, Président de l‘ Eurodistrikt PAMINA, le Président du Bündnis90/die Grünen de Rastatt également membre de l’Assemblée Régionale, Manuel HUMMEL,  et le Directeur  du Commerce Extérieur  et des Infrastructures à la IHK Karlsruhe, Udo GÖTSCHEL .
Evelin KÖNIG  a animé les discussions  avec brio. Elle est non  seulement connue  depuis près de20 ans pour ses émissions  „Kaffee oder Tee“ et „ARD-Buffet“ au sein de la télévision publique ARD/SWR mais elle s’est engagée également depuis un an dans le mouvement européen citoyen „Pulse of Europe“ qu’elle dirige à Baden-Baden. «  Pulse of Europe »  était d’ailleurs  également partenaire de la soirée, de même que le „Bundesverband Mittelständische Wirtschaft“ (BVMW, association des entreprises allemandes de taille intermédiaire) et le Club d’Affaires Franco-Allemand du Bade-Württemberg  de Stuttgart.
Durant toute la soirée, planait majestueusement au-dessus de la salle,  l’Hybrid-Airplane de la start-up du même nom à Baden Baden,  dont l’objectif est de réunir en miniature – et c’est réussi ! -  les avantages de l’avion, de l’hélicoptère et de la montgolfière. L’appareil a obtenu les autorisations administratives pour voler au-dessus d’un public  aussi bien  en intérieur  qu’en extérieur,  lui permettant  ainsi de filmer le déroulement de la manifestation, l’ensemble des débats  ainsi que le  « verre de l’amitié »  auquel  les deux co-présidents ainsi que  les sponsors de la soirée ont invité les participants à la soirée.
Depuis quelques années, le CAFA RSO s’intéresse de près aux nouvelles formes de management en entreprise et a déjà consacré plusieurs manifestations au sujet du de « l’entreprise libérée ». Dans ce contexte, nous attirons votre attention sur 2 émissions de radio très intéressantes réalisées par France Culture.

L'économie du bonheur (3/4) : Au bonheur des travailleurs

La question du bonheur est aujourd’hui au centre des discours managériaux comme ceux des départements des ressources humaines, des représentations médiatiques et des aspirations des salariés. Mais dans le travail réside une tension : source d'épanouissement d'un côté, activité aliénante de l'autre…
Vers l’émission de France Culture (59 minutes):
https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/entendez-vous-leco-mercredi-31-janvier-2018

 

L'économie du bonheur (4/4) : Travailler pour être heureux

De plus en plus de salariés, en quête de sens dans leurs tâches, menacés par la robotisation et la généralisation des "bullshit jobs", sont tentés par un retour aux métiers manuels ou par des dispositifs tels que le salaire à vie. Le travail est-il encore le cadre pertinent du bonheur ?
Pour écouter l’émission de France Culture (59 minutes):
https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/entendez-vous-leco-jeudi-1-fevrier-2018

Actualités de l’Institut Franco-Allemand à Ludwigsburg

Juste à temps pour le 55e anniversaire de la signature du Traité de l’Elysée, l’Institut Franco-Allemand vient de publier une étude commune avec la Bertelsmann Stiftung sur les jumelages franco-allemands.
Nombreux sont ceux qui se demandent où en sont les jumelages dont beaucoup ont été créés suite à la signature du traité de l’amitié en 1963. La plus grande enquête jamais réalisée sur ce sujet, à laquelle ont participé 1 322 collectivités territoriales françaises et allemandes, répond à cette question et beaucoup d’autres.
Les résultats de l’étude sont disponibles en français et en allemand. Vous pouvez télécharger le document ici :
https://www.bertelsmann-stiftung.de/de/publikationen/publikation/did/les-jumelages-de-collectivites-territoriales-renforcer-le-sentiment-citoyen-europeen/
Pour plus d’informations sur l‘étude, veuillez consulter le site internet du dfi:
https://www.dfi.de/fr/Projets/projets_staedtepartnerschaften.shtml

LE MUSEUMS-PASS-MUSÉES MIS À L'HONNEUR: PRIX BARTHOLDI

L'Association trinationale Museums-PASS-Musées a été récompensée en Novembre dernier par le prix d'honneur Bartholdi.
Après Charles Buttner, Tomi Ungerer, Anne Leitzgen, Roland Mack ou encore Eucor – le campus européen, c'est le Museums-PASS-Musées qui a été désigné lauréat d'honneur pour son engagement transfrontalier.
Cette initiative transfrontalière est la seule à œuvrer de manière entièrement autonome dans le domaine culturel de la Région du Rhin supérieur. Le Museums-PASS-Musées ouvre les portes de plus de 320 musées, châteaux et jardins d’Allemagne, de Suisse et de France. Il encourage la mobilité culturelle au sein de la Région trinationale et permet à ses détenteurs de mieux connaitre leurs pays voisins.
Pour plus d’informations : http://www.museumspass.com/fr
À PROPOS DU PRIX BARTHOLDI :
Le Prix Bartholdi est le seul prix transfrontalier dans le domaine de l’enseignement universitaire de l’espace germano-franco-suisse du Rhin Supérieur.
Pour plus d’informatons:http://www.prixbartholdi.com/fr/accueil/

 

Le Club d'Affaires Franco-Allemand du Rhin Supérieur est à nouveau partenaire de la Semaine de l’Entrepreneur Européen.

En 2017, elle aura lieu du 13 au 18 novembre. 

Reportage télévisé très intéressant de la chaîne de télévision allemande « ARD » sur la nouvelle réglementation française sur le détachement de salariés vers la France (reportage en langue allemande du 24.09.2017, durée 5 minutes):

http://www.ardmediathek.de/tv/Europamagazin/Frankreich-Protektionismus-frustriert-d/Das-Erste/Video?bcastId=342024&documentId=46214608

A Francfort se tient chaque année la « Buchmesse » – la plus grande foire mondiale du livre et de la littérature. Page web http://www.buchmesse.de/de/ (aussi disponible en anglais). Il s’agit d’un évènement hors normes avec une multitude de facettes culturelles qui va bien au-delà de la simple présentation de livres et d’œuvres par leurs auteurs. C’est l’occasion où le monde de la littérature se réunit et où on peut faire des rencontres culturelles et personnelles extrêmement intéressantes – attendues et inattendues. 

Chaque année, il y a un « pays invité » : en 2017, c’est la France !  

Nous vous suggérons de saisir cette occasion pour vous rendre à Francfort. Prenez le train le matin (la Frankfurter Messe se trouve à une station de métro de la gare centrale) et revenez le soir. Le mieux est de s’y rendre le 11, 12 ou 13 octobre, journées réservées aux professionnels. Tous les libraires allemands se feront un plaisir de vous procurer un billet d’entrée au prix de € 48. 

Veuillez aussi noter qu'un de nos membres, le Morstadt Verlag de Kehl, tiendra également un stand dans le hall 3 où le mercredi 11 octobre l'écrivain Martin Graff présentera son nouveau livre "Gedankenschmuggel. France-Deutschland".

(Michael Holzhauser)

Le Prix franco-allemand des Industries Culturelles et Créatives a vocation à promouvoir la coopération entre les entreprises françaises et allemandes. Il récompense les individus, entreprises et institutions qui se sont distingués à l’occasion d’opérations franco-allemandes dans l'un des huit secteurs des industries culturelles et créatives : éditions musicales, éditions cinématographiques, éditions numériques, livre, médias, design, mode, commerces culturels / luxe.

Le 28 juin 2017, Mme Jutta Grandjean, directrice adjointe de la Sparkasse Hanauerland, a accueilli dans les locaux de la Sparkasse à Kehl les quelques quatre-vingt participants à la soirée d’information organisée par le CAFA RSO au sujet de la règlementation française sur le détachement de salariés d’entreprises étrangères vers la France. En raison des échanges transfrontaliers fréquents dans la région, de nombreuses entreprises allemandes qui rendent régulièrement des prestations de services en France sont directement concernées par le dispositif. Me Annette Ludemann-Ober et Me Xavier Duquenne, du cabinet Valoris Avocats, spécialisé dans les relations économiques franco-allemandes, ont exposé dans le cadre de la manifestation les quatre domaines où il est important de se poser les bonnes questions dans toutes les situations de mobilité internationale. 

Selon les témoignages de deux femmes d’affaires de Kehl, la rég lementation qui était initialement conçue au niveau européen afin d’enrayer la pratique du dumping social et l’exploitation de travailleurs d’origine étrangère, aurait pris aujourd’hui une dimension telle que les échanges transfrontaliers dans la région s’en trouvent entravés.

Le premier enregistrement pour une dizaine de salariés sur la plateforme internet SIPSI afin qu’ils puissent participer à un salon à Strasbourg peut ainsi facilement représenter deux jours de travail pour le service des ressources humaines de la société allemande. Et qu’il s’agisse d’une mission très courte de réparation ou de livraison qui ne dure qu’une heure ou du détachement d’un collaborateur qui aura une activité pendant plusieurs années au sein d’une succursale française, l’effort bureaucratique reste le même.

Les réactions du public ont renforcé l’impression que depuis plusieurs mois et notamment de l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions début mai 2017, l’activité des entreprises régionales allemandes en France a baissé de plus de 50%. Dans de nombreux cas, les entreprises allemandes ne donnent tout simplement plus suite aux demandes en provenance de la clientèle française. 

Selon Mme Caroline Decleir et Mme Violette Lux de l’Unité régionale d’appui et de contrôle chargée de la lutte contre le travail illégal (URACTI) / la DIRECCTE Alsace, Champagne Ardenne, Lorraine, le non-respect des formalités (telles que l’obligation de nommer un représentant en France, l’acceptation officielle de sa mission par le représentant, la mise à disposition de tous les documents en cas de contrôle, le respect du salaire minimum etc.) peut entraîner des amendes jusqu’à 2.000 euros par salarié pour l’entreprise allemande qui détache ses salariés vers la France et en cas de non-respect de l’obligation de vigilance, les clients français peuvent aussi être tenus pour responsables et payer des amendes jusqu’à 2.000 euros par salarié.

Par le biais d’une pétition adressée au gouvernement, les cinq chambres du commerce et de l’industrie de la région du Rhin Supérieur s’emploient actuellement pour qu’une réglementation particulière soit mise en place pour la région frontalière. Reste à attendre si le gouvernement du Président Macron y donnera suite …

Le CAFA RSO ainsi que le cabinet d’avocats Valoris Avocats se tiennent à la disposition des personnes intéressées pour fournir des informations supplémentaires dans une optique de soutien de toute initiative visant à renforcer la coopération franco-allemande dans notre région. M. Marduk Buscher, co-président allemand du CAFA RSO, résume le point de vue de l’association : « Le protectionnisme et le nationalisme sont les ennemis de l’Union européenne, et nous devons combattre ces tendances au profit d’une Europe des Régions renforcée ». Il remercie tous les participants à la soirée organisée en collaboration avec Mme Fiona Härtel, directrice de la Stadtmarketing- und Wirtschaftsförderungs-GmbH Kehl.

Pour toute personne intéressée, nous mettons à disposition la présentation de Me Annette Ludemann-Ober et Me Xavier Duquenne, du cabinet Valoris Avocats. 

Nous attirons votre attention sur deux articles de presse (en langue allemande) portant sur la soirée :

„Beschäftigung mit Grenzen“, le 6 juillet 2017, Mittelbadische Presse (https://www.bo.de/lokales/kehl/beschaeftigung-mit-grenzen); 

„Mitarbeiterentsendung über den Rhein: Schon kleine Warenlieferungen können zu hohen Strafen führen“, le 4 juillet 2017, sur le site Internet de la ville de Kehl (http://www.kehl.de/stadt/verwaltung/stadtnachrichten/20170703b.php).

 

Le Centre Européen de la Consommation a publié le guide étudiants "Partir & vivre en Allemagne". 

Les 18ème rencontres des Club d’Affaires Franco-Allemands (CAFA) seront organisées par Club des Affaires de la Hesse (http://www.clubaffaires-hesse.de/fr/).
Notez vous déjà le jeudi 22 et vendredi 23 juin 2017 dans vos agendas !

Tous les 2 ans la brochure  « Rhin Supérieur - Faits et chiffres » est publiée par la Conférence Franco-Germano-Suisse du Rhin Supérieur. Elle comprend de nombreuses statistiques sur le Rhin Supérieur. 

Vous pouvez télécharger cette nouvelle édition sur le site web de la Conférence Rhin Supérieur : http://www.conference-rhin-sup.org/fr/economie/faits-et-chiffres.html

 

En 2016, la Semaine de l’Entrepreneur Européen aura lieu du 14 au 20 novembre.

Le CAFA RSO est à nouveau partenaire. Ne manquez pas notre soirée- débat qui aura lieu le mercredi 16 novembre. 

Vous trouvez tout le programme de la semaine sur le site web de l'Eurodistrikt.

La Chambre Franco-Allemande de Commerce et d’Industrie en coopération avec EY a publié les résultats de l’enquête «Les entreprises allemandes en France: situation économique, perceptions et perspectives 2016-2020 ». 

https://www.francoallemand.com/fr/medias-presse/communique-de-presse-171016/

La plate-forme franco-allemande « Ecoles – Entreprises » simplifie et accélère la mise en place de partenariats entre des entreprises actives sur le marché franco-allemand et des établissements scolaires (collèges, lycées d’enseignement général, technologique et professionnel), universitaires et centres de formation d'apprentis (CFA).

Plus d'info sur le site web: http://www.ee-francoallemand.com/fr

Un article sur ce projet est paru dans la publication "Contact".

 

 

Le Centre Européen de la Consommation a mis en ligne un guide des services transfrontaliers dans le Rhin Supérieur. Vous y trouvez près de 90 adresses et lieux d’accueil. 

https://www.cec-zev.eu/fr/guide-des-services-transfrontaliers/

 

La 17ème édition des rencontres des Club d’affaires franco-allemands se déroulera à Rennes du 22 au 24 septembre 2016.

Inscrivez-vous à la rencontre sur le site CAFA Rencontres: www.cafa-rencontres.fr

 

 

Le jeudi 25 février 2016, le Club d’Affaires Franco-Allemand du Rhin Supérieur – Oberrhein a organisé, en collaboration avec le cabinet d’avocats Menold Bezler Rechtsanwälte Stuttgart et son partenaire français Valoris Avocats, une soirée-conférence portant sur les appels d’offres en Allemagne qui a eu lieu au Centre de Conférences de l’Aar (Bâtiment « La Carambole ») au 14 avenue Pierre Mendes France à Strasbourg Schiltigheim.

Me Karsten Kayser, Rechtsanwalt et docteur en droit, qui se consacre depuis plus de 10 ans au droit des marchés publics en Allemagne où il conseille une clientèle nationale et internationale dans ce domaine, a présenté ce sujet d’actualité devant un public d’une quarantaine de personnes.

La récente transposition de la nouvelle directive européenne en droit allemand clarifie certaines questions controversées et apporte une sécurité juridique accrue, mais bien évidemment, ces règles soulèvent aussi de nouvelles questions. Par ailleurs, la distinction entre appel d’offre national et appel d’offre européen suscite des difficultés d’application qui résistent à la réforme.

Après avoir exposé les grandes lignes de l’attribution des marchés publics en Allemagne et les nouveautés apportées par la transposition des règles européennes, Me Kayser a tout particulièrement attiré l’attention du public sur les écueils à éviter et les risques encourus par les entreprises candidates (notamment en ce qui concerne les éventuels souhaits de négocier ou modifier les conditions du marché pouvant conduire à l’exclusion du candidat de la procédure d’attribution).

L’exposé a été suivi par un moment d’interactivité intense où les nombreuses questions du public ont donné lieu à des réponses détaillées de notre intervenant.

Cet échange intéressant a pu être poursuivi lors du cocktail dînatoire qui a eu lieu après la conférence.

 

L'ambassade de France en Allemagne a publié une eétude sur les firmes françaises implantées à l’étranger (EFFIE). 

Les implantations françaises représentent plus de 350 000 emplois pour un chiffre d’affaire annuel cumulé de plus de 135 Mds€. 

Consultez l'étude sous: http://www.tresor.economie.gouv.fr/10245_les-filiales-des-entreprises-francaises-en-allemagne

 

Le Club d’Affaires franco-Allemand du Rhin Supérieur – Oberrhein a maintenant aussi une page LinkedIn :

https://www.linkedin.com/company-beta/9185826/

Nous vous invitons à suivre notre page !

Le CAFA RSO est également présents sur les réseaux sociaux suivants : 

Twitter   Xing – Facebook

Connexion

Rechercher

Newsletter